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Nations UniesQuatre Casques bleus marocains accusés d’inconduite sexuelle

05.03.2016 à 16 H 03 • Mis à jour le 07.03.2016 à 11 H 57
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L'ONU a publié le 4 mars son rapport sur les cas d'agressions sexuelles commises par ses Casques bleus, notamment en Afrique. Le Maroc est l'un des pays les plus cités.

Dans son rapport  rendu public le 4 mars, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a recensé en 2015, 69 cas de Casques bleus impliqués dans des abus ou d’exploitation sexuels pendant leur mission de maintien de la paix, notamment sur le continent africain (38 en Centrafrique et en RDC). Ce document est le premier à mentionner le pays d’origine des individus soupçonnés d’inconduite sexuelle.


La majorité de ces accusations ont été portées contre des membres de dix missions de maintien de la paix et des ressortissants de 21 pays ont été mis en cause, en grande partie des Africains. Les Nations Unies ont reçu l’an dernier 99 nouvelles plaintes contre son personnel, soit 19 de plus qu’en 2014, selon ce rapport.

Une enquête en cours contre un soldat des FAR

Le Maroc est l’un des pays les plus cités avec trois cas de militaires de la MINUSCA, en Centrafrique, classés faute de preuve et un cas de soldat engagé avec la MONUSCO en RDC, aux arrêts pour 40 jours, et qui fait l’objet d’une enquête en cours. L’année dernière, l’ONU avait demandé aux Forces Armées Royales (FAR) d’ouvrir une enquête suite aux accusations portées à l’encontre d’un Casque bleu marocain suspecté d’avoir violé une jeune fille de 16 ans en Centrafrique.


Le rapport porte sur les mesures spéciales décrétées par les Nations Unies pour éviter que les civils soient exploités ou agressés sexuellement par les soldats ou les policiers prenant part à ses missions de maintien de la paix. L’ONU avait aussi adopté une politique de « tolérance zéro », en plus d’exiger que les présumés agresseurs soient jugés sur place par une cour martiale et soumis à des tests d’ADN afin d’être identifiés.


Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait également exhorté les 193 États membres des Nations Unies à mettre à jour leur législation nationale afin de s’assurer qu’elle s’applique aux crimes sexuels commis par leurs citoyens participant aux missions de paix onusiennes.

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