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PolémiqueLe chiite Abdou Chougrani accusé de détournement de deniers publics

30.05.2016 à 16 H 59 • Mis à jour le 30.05.2016 à 17 H 06
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La police nationale dément « l’enlèvement » de Abdou Chougrani, leader d’une association chiite non reconnue par l’Etat et parle d’interpellation. Une enquête a été ouverte à son encontre l’accusant de « détournement de deniers publics ».

La DGSN a démenti ce lundi via un communiqué relayé par la MAP, que le dénommé Abdou Chougrani ait fait l’objet d’enlèvement, affirmant que « l’arrestation de l’intéressé est survenue sur la base d’une ordonnance judiciaire pour son implication présumée dans une affaire de détournement de deniers publics et que toutes les procédures relatives à l’interpellation, l’interrogatoire et la mise en garde à vue se sont déroulées sous la supervision du parquet général compétent. »


Son association chiite avait fait mention de son “enlèvement” 

La DGSN répond en cela à un communiqué diffusé le 28 mai par Al Rissalioun al Taqadoumiyoun, association d’obédience chiite non reconnue par l’Etat, qui faisait mention de son « enlèvement par un service sécuritaire à Fès » et appellait les autorités « à élucider son sort ou à ouvrir une enquête dans ce sens ».


Une procession chiite en Iran. AFP


Dans son communiqué de réponse, la DGSN assure, que « les services de la préfecture de police de Meknès ont arrêté l’intéressé, jeudi dernier, suite à un avis de recherche émis à son encontre au niveau national depuis le 13 mai pour son implication présumée dans une affaire de détournement de deniers publics. »

 

Chougrani est actuellement interrogé par « les services de police de Taounate, en vue de sa présentation ce lundi 30 mai, au service des crimes financiers près la Cour d’appel de Fès », ajoute la même source.


Selon Aissam El Hassani, interrogé par Yabiladi, « les autorités accusent l’association de vouloir déstabiliser le pays ». L’association en question déclare régulièrement « subir des pressions » de la part des autorités, suite à sa demande de légalisation déposée devant les autorités de Tétouan.


Chougrani est réputé pour défendre la politique de Téhéran au Moyen-Orient en contradiction de celle du Maroc qui soutient militairement l’Arabie Saoudite et ses alliés contre les Houthis pro-iraniens dans le conflit yéménite.

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