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LogistiqueComment les 200 chevaux olympiques ont-ils été acheminés à Rio ?

16.08.2016 à 00 H 58 • Mis à jour le 16.08.2016 à 00 H 58
Par
Comme Quickly de Kreisker, le cheval d’Abdelkebir Ouaddar, plus de 200 étalons et juments ont rejoint Rio à Bord d’une quinzaine de Boeing 777-F affrétés spécialement pour leur grand périple. Ils ont été sous haute surveillance et ont eu droit aux petits soins. Un voyage qui constitue un véritable défi logistique.

Mieux que les autres sportifs, les chevaux de dressage ou d’obstacles, ont bénéficié d’un traitement particulier. À commencer par leur voyage à Rio. Pour ce faire, des compagnies spécialisées prennent en charge toutes sortes d’équidés vers n’importe quel point de la planète. Pour transporter les 200 chevaux européens qui prennent part aux JO, pas moins de 15 Boeing 777-F ont décollé des aéroports de Londres et de Liège. Comme tout voyageur, les chevaux subissent un contrôle douanier puisqu’ils disposent d’un passeport et d’une micro puce pour s’assurer de leur identité avant l’envol. Ils sont placés, ensuite, dans des boxes conteneurs de 112 cm de large, avant d’être chargés dans l’avion. Quant au bagage, il est composé d’eau, de foin, des produits de soin… Le voyage dont le coût est estimé à 10 000 euros peut commencer.


Voyageurs de luxe

D’après les spécialistes, les moments du décollage, de l’atterrissage et les turbulences peuvent générer beaucoup de stress chez les animaux. Pour parer à toutes les éventualités, le personnel naviguant ainsi qu’un vétérinaire surveillent le déroulé du voyage : contrôle de la température qui ne doit pas dépasser 17°C, du niveau de l’humidité ou en encore la teneur en CO2. Souvent, les chevaux sont exposés aux coliques ou encore à la déshydratation. Pour éviter ces désagréments, ils sont nourris au foin pour faciliter le transit intestinal et abreuvés à l’eau fruitée. En cas d’extrême stress, le personnel administre des tranquillisants au cheval.


Dans un témoignage accordé au Figaro, l’ancien vétérinaire de l’équipe de France raconte à propos d’un voyage vers l’Australie : « Au-dessus de la cordillère des Andes, les turbulences étaient très fortes et un de nos chevaux tapait dans tous les sens… Le commandant de bord est sorti du cockpit et m’a dit que j’avais trois minutes pour calmer l’animal, sinon il l’abattrait… Tout s’est bien terminé. »


Arrivés à Rio, les chevaux ont été de nouveau acheminés vers Déodoro, à une vingtaine de kilomètres du village olympique, pour s’acclimater et préparer les compétitions avec les cavaliers.


Avec Agences

Par @HichamMood
Le Desk Newsroom