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Bande de GazaL’armée israélienne classe sans suite son enquête sur le bombardement d’une école de l’ONU

24.08.2016 à 22 H 03 • Mis à jour le 24.08.2016 à 22 H 07
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L'armée israélienne a indiqué avoir classé sans suite son enquête sur le bombardement d'une école de l'ONU lors de la guerre de l'été 2014 à Gaza qui avait fait 10 morts et déclenché un tollé international.

L’armée israélienne a indiqué avoir classé sans suite son enquête sur le bombardement d’une école de l’ONU lors de la guerre de l’été 2014 à Gaza qui avait fait 10 morts et déclenché un tollé international.  Cette école, gérée par l’UNRWA [Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient], avait été transformée en centre d’accueil pour environ 3 000 réfugiés, après le début de l’offensive israélienne le 8 juillet 2014.



Dans un rapport, l’armée assure n’avoir relevé aucune faute lors du bombardement de cette école à Rafah, vivement condamné par l’ONU et les Etats-Unis, tandis que le président français François Hollande avait réclamé que ses auteurs « rendent des comptes ». L’armée israélienne, elle, fait valoir que trois combattants palestiniens circulant à moto avaient été repérés peu avant le bombardement. La frappe avait alors été décidée, mais les trois hommes ont poursuivi leur route, se rapprochant de l’école.


2 251 Palestiniens tués en 51 jours

« Il n’était à ce moment plus possible de dévier la trajectoire du projectile tiré vers la moto », explique le rapport qui affirme que le procureur militaire « a estimé que le processus de localisation de l’objectif s’est déroulé conformément à la loi israélienne et aux standards internationaux ». « La décision de frapper a été prise par les autorités compétentes et l’objectif était légitime puisqu’il s’agissait d’une cible militaire ».


En juillet-août 2014, Israël a mené sa plus longue et sa plus meurtrière offensive sur la bande de Gaza, en proie à trois guerres depuis 2008. En 51 jours, plus de 2 250 Palestiniens, en grande majorité des civils, ont été tués, tandis que 73 personnes, en majorité des soldats, ont été tuées côté israélien. Une commission d’enquête de l’ONU a dit avoir reçu des « allégations crédibles » accusant Israël et les groupes armés palestiniens de « crimes de guerre ». Des accusations que l’Etat hébreu a rejetées à l’issue de sa propre enquête, refusant toute conclusion internationale alors même que les Palestiniens ont déposé des dossiers auprès de la Cour pénale internationale (CPI).


Un enfant appelant à l'aide dans les décombres de l'école de l'ONU détruite par un raid de l'armée israélienne en août 2014. REUTERS


Le rapport de l’armée revient en outre sur des frappes ayant visé des habitations civiles, démolies par dizaines de milliers et dont une petite portion seulement a été reconstruite deux ans après la guerre. Là encore, le procureur militaire affirme n’avoir relevé aucune erreur, affirmant qu’elles servaient de « centre de contrôle » pour le Hamas, au pouvoir à Gaza et qu’Israël considère comme « terroriste ». « Le fait que des civils qui n’étaient pas impliqués dans les combats aient été touchés est un résultat regrettable mais cela ne change rien à la légalité de l’attaque », conclut le rapport.


Une enquête onusienne datant de 2015 avait conclu à « des crimes de guerre par les deux parties du conflit, affirmant qu’Israël avait manifestement utilisé une force disproportionnée mettant les civils en danger ». Son rapport avait également critiqué le Hamas pour les tirs de roquettes sans discernement vers des zones civiles en Israël.


La Cour pénale internationale avait ouvert un examen préliminaire de la conduite israélienne dans la guerre, mais n’a finalement émis aucune conclusion. Raison invoquée : le tribunal ne peut intervenir que dans le cas où un pays est jugé incapable de mener une enquête adéquate. Tsahal affirme avoir examiner quelque 360 plaintes liées à la guerre. Son commandement avait reconnu « avoir assez de preuves pour lancer des 31 enquêtes criminelles ». Au moins 13 de ces cas ont été menés à terme avec des mises en accusation pour seulement trois cas présumés de pillage par des soldats israéliens  sans donner plus de détails.


Avec Agences

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Le Desk Newsroom