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Crise politique Espagne: Les socialistes résolus à refuser la confiance à Rajoy

31.08.2016 à 11 H 36 • Mis à jour le 31.08.2016 à 11 H 36
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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, affronte ce mercredi un vote de confiance au parlement, qu'il risque fort de perdre car il n'a pas, sur le papier, suffisamment de députés acquis à sa cause, ce qui pourrait conduire le pays à ses troisièmes élections législatives en un an.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, affronte ce mercredi un vote de confiance au parlement, qu’il risque fort de perdre car il n’a pas, sur le papier, suffisamment de députés acquis à sa cause, ce qui pourrait conduire le pays à ses troisièmes élections législatives en un an.


L’Espagne est dirigée par un gouvernement intérimaire depuis les élections législatives de décembre et de juin derniers, qui ont accouché de parlements sans majorité. Le chef de file des socialistes du PSOE, arrivé deuxième derrière le Parti populaire (droite au pouvoir) de Mariano Rajoy en juin, refuse d’accorder son soutien au chef du gouvernement. « Je serai très clair, le PSOE votera contre votre candidature au gouvernement, par souci de cohérence, et pour le bien de l’Espagne », a dit mercredi au parlement le numéro un du Psoe, Pedro Sanchez.


Il manque au PP six sièges pour atteindre la majorité absolue (qui est de 176 sièges), et ce même avec l’appui du parti centriste Ciudadanos, acquis depuis dimanche dernier, et le soutien d’un député d’un parti régionaliste des îles Canaries.


Une situation qui peut perdurer

Si Mariano Rajoy est battu lors de ce vote, un deuxième vote interviendra au parlement vendredi. Cette fois-là, les députés pourront s’abstenir et il suffira à Mariano Rajoy d’obtenir plus de votes en sa faveur qu’en sa défaveur pour être habilité à former un nouveau gouvernement. Le PP a besoin seulement de 11 abstentions lors d’un second vote, mais il risque tout de même de perdre un tel scrutin si le PSOE persiste dans son choix. Si Mariano Rajoy est battu lors d’un second vote, s’ouvrira pour l’Espagne une période de deux mois pendant laquelle quelqu’un d’autre pourra être chargé de tenter de constituer un gouvernement. En cas d’échec, l’Espagne devra revoter, et cela pourrait intervenir aux alentours de Noël.


« Il est difficile d’imaginer quelque chose de plus dommageable pour la démocratie espagnole que de signifier à la population que son vote a été inutile à deux reprises, et qu’elle doit voter une troisième fois », a déclaré Mariano Rajoy mardi devant le parlement.Le leader du PP entend former un gouvernement de large assise qui serait à même de préserver la reprise économique du pays, dont le taux de croissance est l’un des plus élevés de la zone euro.


S’il perd le vote de confiance mercredi mais aussi vendredi, l’attention se portera vers les élections régionales du 25 septembre au Pays basque et en Galice, lors desquelles les socialistes espèrent enrayer leur déclin.


Avec Agences

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