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G20Syrie : Kerry et Lavrov échouent à s’entendre sur un nouvel accord

05.09.2016 à 08 H 46 • Mis à jour le 05.09.2016 à 08 H 46
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Les Etats-Unis et la Russie n’ont pas réussi à conclure un accord de cessez-le-feu en Syrie alors que les combats continuent de faire rage sur le terrain.

Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, n’ont pas réussi à s’entendre sur un nouvel accord de « cessation des hostilités » en Syrie, a annoncé un haut responsable du département d’Etat. L’annonce de cet échec a été faite peu avant un entretien en tête à tête entre Barack Obama et Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 en Chine.


John Kerry et Sergueï Lavrov, qui se sont également rencontrés à Hangzhou, négocient depuis des semaines un accord qui ferait cesser les hostilités en garantissant le retrait des forces gouvernementales de certaines régions, y compris Alep, et autoriserait des convois humanitaires à gagner des zones où des civils sont pris au piège par les combats. Le cessez-le-feu serait supervisé grâce à un partage des renseignements entre Russes et Américains et une coopération militaire contre des organisations comme l’Etat islamique.


Nouvelle rencontre prévue à la mi-septembre

Un premier accord de cessation des hostilités, conclu en février entre Washington et Moscou pour favoriser l’ouverture à Genève de négociations intersyriennes indirectes sous l’égide de l’ONU, a échoué et John Kerry a souligné qu’il n’était pas prêt à en signer un nouveau voué à l’échec. C’est la deuxième fois en deux semaines que les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre, après une rencontre à Genève le 26 août.


John Kerry a déclaré qu’il n’était pas pressé d’obtenir un accord pour le voir échouer par la suite, comme le premier accord de cessation des hostilités conclu entre Washington et Moscou en février dernier. D’après l’émissaire américain pour la Syrie Michael Ratney, le pacte en cours de négociation prévoit un cessez-le-feu dans l’ensemble du pays, la levée du blocus d’Alep et la démilitarisation de la région située au nord de cette ville.


Dans une lettre à l’opposition armée datée du 3 septembre, que Reuters a pu consulter, Michael Ratney précise que l’accord stipule que Moscou devra empêcher les bombardements aériens de l’armée syrienne sur l’opposition modérée et que les forces de Damas devront se retirer des abords de la route Castello, qui va d’Alep à la frontière turque et qui serait démilitarisée.


En contrepartie, les Etats-Unis s’engagent à collaborer avec la Russie dans la lutte contre Al Qaida, dit l’émissaire sans autre précision. Al Qaïda était jusqu’à récemment liée au Front al-Nosra, le principal groupe rebelle syrien. Selon un haut responsable du département d’Etat, les Russes sont toutefois revenus sur des points sur lesquels les deux parties s’étaient auparavant accordées.


John Kerry et Sergueï Lavrov se rencontreront probablement la prochaine fois en marge des réunions de l’Assemblée générale des Nations unies qui commencent le 18 septembre. Au département d’Etat, on se refuse à détailler les points de désaccord entre les deux pays. La Russie insiste sur le fait qu’elle ne peut pas accepter un accord tant que les combattants de l’opposition soutenus par les Etats-Unis et leurs alliés du Golfe ne seront pas séparés sur le terrain des combattants djihadistes liés à Al-Qaida.

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