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FootballLe clash avec Benfica, dernier acte d’une carrière gâchée pour Adel Taarabt

08.09.2016 à 19 H 15 • Mis à jour le 08.09.2016 à 19 H 43
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Après quelques bonnes saisons, plusieurs scandales en Premier League et en équipe nationale, Adel Taarabt a été viré par son club, le Benfica de Lisbonne. Retour sur le parcours d’une tête brûlée.

À 27 ans, l’ex-international marocain Adel Taarabt semble avoir brulé sa dernière carte dans le monde du football. Tout a commencé par une interview accordée par le joueur au magazine France Football, où il a dit tout le mal qu’il pensait de son club, le Benfica de Lisbonne. Le club portugais lui avait fait signer un contrat, en 2015, pour trois millions d’euros et un salaire mensuel de 193 000 euros. Mais, Taarabt ne dispute aucun match du championnat portugais.


« Depuis l’interview qu’il a donné, il ne portera plus jamais le maillot de Benfica. Comment allons-nous résoudre cette situation ? Pas en résiliant son contrat. Nous aurons le moyen de le prêter. Je ne comprends pas grand-chose au football, mais j’ai Rui Costa à mes côtés. Nous avons vu et revu les matches de Taarabt au Milan AC. Là-bas, c’était un bon joueur. Mais il est arrivé avec six kilos en trop », déclare le président du Benfica, Luis Filipe Vieira, qui a viré Taarabt après la fermeture du mercato de l’été, le 31 août. Une décision qui risque de le mettre au chômage malgré des rumeurs sur son éventuel transfert vers l’Olympique de Marseille.


Taarabt, un incompris  ?

Formé au RC Lens, le milieu de terrain va très tôt s’illustrer par son caractère bien trempé. Après un passage éclair avec la sélection française des U17, Taarabt est prêté, puis vendu en 2007 au club anglais de Tottenham. Malgré quelques apparitions convaincantes, il n’arrive pas s’acclimater au jeu en Premier League. En 2009, il est prêté au Queens Park Rangers, alors en seconde division. Il devient la coqueluche du stade Loftus Road et fait déplacer les foules qui viennent voir un garçon pétri de talent. Il sera l’un des architectes de la remontée de son club en première division lors de la saison 2010-2011 et finit avec le titre de meilleur joueur de seconde division. Mais, un an après, il baisse totalement de régime et l’arrivée de Harry Redknapp à la tête du club va lui compliquer les choses. Les deux hommes ont du caractère et les clashs vont ruiner la carrière de Adel Taarabt avec les Queens Park Rangers. Il ira jusqu’à quitter le terrain, non content d’un changement de Redknapp, et rentrer chez lui en métro, alors que le match n’était pas encore fini. L’incident fait la une des tabloïds anglais.


Ego-trip et star-system

L’arrivée d’Eric Gerets à la tête des Lions de l’Atlas, en 2010, sera l’occasion pour relancer se carrière en équipe nationale. Si Taarabt est un joueur athlétique, explosif, que se dépense et mouille le maillot, il pêche par excès d’égoïsme et à vouloir être sur tous les coups, il a tendance à oublier que le football est d’abord un jeu collectif.


Lors de la rencontre qui devait opposer le Maroc aux Fennecs algériens, le 4 juin 2011, pour le compte de la CAN2012, il quitte l’hôtel où il séjournait avec la sélection. Il déclare sur les ondes de Radio Mars : « J’ai décidé de quitter la sélection nationale lorsque j’ai appris que je n’étais pas titulaire contre l’Algérie. Je suis parti sans donner d’explications au coach. Je ne voulais pas faire de problèmes…  Je me trouve actuellement à Marseille. Je préfère ne plus jamais jouer en sélection nationale, avec ou sans Eric Gerets ! Je préfère représenter mon pays à travers mon club. Je m’excuse auprès des supporters. La sélection nationale, c’est terminé pour moi. À chaque fois, c’est la même chose ».


Cette fois, il s’est mis à dos tous les supporters marocains. Après une piètre saison 2013-2014 passée à Fulham, le destin lui sourit à nouveau lors du mercato d’hiver, puisqu’il est prêté, en janvier, au Milan AC où il joue au côté de Kaka, Mario Balotelli, Robinho ou encore Michael Essien. Il déroule une saison exceptionnelle, mais son bail arrive à expiration avec le Milan AC en pleine crise. Avec son licenciement, Adel Taarabt, libre de contrat, aura du mal à se relancer et risque de se retrouver dans un championnat mineur. Un beau gâchis.

Par @HichamMood
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