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Législatives 2016Le PAM prône « le changement » en présentant six femmes à la tête de ses listes locales

23.09.2016 à 13 H 46 • Mis à jour le 23.09.2016 à 13 H 52
Par
Ilyas El Omari, secrétaire général du PAM a présenté ce matin dans un hôtel de Casablanca les dispositions opérationnelles de son parti en vue des législatives d’octobre. Un exposé sous le signe du « changement », slogan choisi pour sa campagne. Compte-rendu

Ilyas El Omari a exposé ce matin les grandes lignes de campagne du PAM ainsi que le bilan de son groupe parlementaire durant les cinq années de la législature qui prend fin. Une intervention voulue sous le signe de la rupture.

 

« Le changement, maintenant », le slogan choisi par le PAM qui s’inspire manifestement de celui de François Hollande lors de la présidentielle française de 2012, se veut aussi un signe de singularité concrétisé par la composition des listiers.


Une approche genre en signe de modernité

Dans ce sens, l’approche genre est forcement mise en avant pour refléter le discours construit autour de la thématique moderniste. « Près de 8  % des candidats du PAM pour les prochaines législatives sont des femmes », a annoncé aujourd’hui le secrétaire général du parti, Ilyas El Omari lors de sa présentation des grandes lignes de campagne et du bilan de son groupe parlementaire durant les cinq années de la législature qui prend fin.


« Nous sommes le seul parti a présenter six femmes comme tête de listes au niveau local et nous sommes certains de leur victoire », a-t-il lancé indiquant que « de grands militants n’ont pas trouvé malheureusement leur place parmi les candidats » en raison de ce choix de rupture avec les réflexes partisans traditionnels où la doctrine de la reconduction des mêmes élites aux avant-postes est le maître-mot.


De plus, 25 % des candidats sur les listes locales ont moins de 40 ans s’est targué le chef du PAM, pariant sur un sang neuf pour un parti qui pâti d’une image de préfabrication dans les jupes du palais et d’un ADN marqué par le sceau de la cooptation à outrance auprès des élites non politisées mais accusées d’opportunisme, et puisant dans les rangs de gauchistes retournés. « Nous n’alignerons que six anciens parlementaires venus d’autres partis », a rajouté El Omari, affirmant que seulement 16 parlementaires encartés au PAM vont défendre de nouveau leur siège lors du scrutin du 7 octobre. Une manière sans doute de se départir de l’image de caste que traine le parti depuis sa naissance.


En ce qui concerne le niveau d’éducation des candidats du parti, le PAM avance le chiffre de 64 % ayant un niveau universitaire, le reste de la troupe ayant au minimum le niveau secondaire. A en croire donc le leader du parti, aucun analphabète ne portera les couleurs du tracteur.


70 millions de dirhams pour la campagne

La campagne électorale qui commence samedi a nécessité la mobilisation de 70 millions de dirhams au parti, selon les premières estimations divulguées à la presse ce matin, en plus de la cagnotte de 2 millions consacrée par le ministère de l’intérieur pour l’impression des tracts, 2 millions pour le transport et la logistique, 2 millions pour la formation de plus de 100 directeurs de campagne, et 1,8 millions pour les loyers seront alloués à cette campagne. Le reste est réparti entre les agences de communication et les frais de ramassage des matériels de campagne.


El Omari n’a pas laissé passer l’occasion de démentir que son parti a eu recours à des sociétés étrangères pour sa campagne comme le laissait entendre la rumeur. « Nous n’avons transféré aucun centime à l’étranger, et tout le monde peut vérifier dans les registres de l’Office des changes ce que j’avance. Maintenant, si les sociétés avec qui nous travaillons au Maroc ont sous-traité des travaux ou des commandes à l’étranger ou importé de biens et services dans ce sens, cela n’est pas de notre ressort », a-t-il indiqué pour insister sur la préférence nationale prônée par le PAM dans ce domaine.


Enfin, en matière de soutien juridique, El Omari a indiqué que chaque candidat sera accompagné de trois avocats, « qui seront attentifs à toutes les tentatives d’intervention de l’Administration qui viendraient en soutien au « parti majoritaire », allusion directe à son grand rival le PJD dont le ministre de la Justice, Mustapha Ramid supervise les élections au sein de la Commission interministérielle en charge du suivi du scrutin.

Par @StitouImad
Le Desk Newsroom