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EnvironnementClimat : accord historique pour éliminer les HFC, gaz à effet de serre très nocifs

15.10.2016 à 10 H 32 • Mis à jour le 15.10.2016 à 10 H 32
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Les 197 Etats signataires du protocole de Montréal, réunis à Kigali (Rwanda) pour le 28e sommet des parties au protocole, ont négocié, dans la nuit du 15 octobre, les derniers détails d’un accord sur le climat, qui aura mis sept ans à aboutir.

Les représentants de près de 200 pays ont approuvé samedi matin à Kigali un accord sur l’élimination progressive des hydrofluorocarbures (HFC), gaz utilisés dans les réfrigérateurs ou les climatiseurs et qui se sont révélés extrêmement nocifs pour le climat.


« L’amendement et les décisions sont adoptés », a déclaré le ministre rwandais des Ressources naturelles, Vincent Biruta, qui présidait la réunion, à l’issue d’une session plénière ayant duré toute la nuit, rappelant que l’accord a pris la forme d’un amendement au Protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone.



L’accord prévoit un calendrier en vue d’une élimination progressive de la production et de la consommation de HFC, question particulièrement épineuse pour des pays tels que l’Inde, immense puissance économique en voie de développement.


Selon un calendrier publié sur le site internet du Protocole de Montréal, les pays riches sont appelés à agir plus tôt et plus rapidement que les pauvres.


Rassemblés dans un premier groupe, les pays dits « développés » devront réduire leur production et consommation de FC de 10 % d’ici à 2019 par rapport aux niveaux de 2011-2013, ce chiffre devant passer à 85 % d’ici à 2036.


Un deuxième groupe de pays « en voie de développement », dont la Chine et les pays africains, se sont engagés à entamer la transition en 2024. Une réduction de 10 % par rapport aux niveaux de 2020-2022 devra être atteinte pour 2029, cette réduction devant atteindre 80 % d’ici à 2045.



Un troisième groupe de pays « en voie de développement » incluant l’Inde, le Pakistan, l’Iran, l’Irak et les pays du Golfe se sont quant à eux engagés à commencer le gel en 2028, une diminution de 10 % par rapport à la période 2024-2026 devant être atteinte pour 2032, puis de 85 % pour 2047.


Les HFC, présents dans certains aérosols ou pour la fabrication de mousses isolantes, sont de redoutables gaz à effet de serre (GES), ceux dont les émissions augmentent le plus vite, à un rythme de 10-15 % par an.



Ils sont utilisés depuis les années 1990 en remplacement des CFC (chlorofluorocarbures), principaux responsables de la destruction de la couche d’ozone. Mais s’ils sont bons pour l’ozone, ils se sont révélés désastreux pour le climat. D’où l’idée, lancée dès 2009, d’un amendement au Protocole de Montréal pour leur suppression.


Selon une étude publiée en 2015 par l’IGSD (Institute for Governance and Sustainable Development), un groupe de réflexion basé à Washington, l’élimination des HFC pourrait réduire de 0,5°C le réchauffement mondial d’ici à 2100. A l’horizon 2030, elle permettrait d’éviter jusqu’à 1,7 gigatonne d’équivalent CO2 par an, soit les émissions annuelles du Japon.

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Le Desk Newsroom