Connectez-vous

ou

Abonnez-vous !
60 DH

1 mois
Découvrir les offres
Newsroom

Procès Gdim IzikLa DGSN et EFE livrent deux versions sur la « rétention » d’un avocat espagnol

24.01.2017 à 14 H 32 • Mis à jour le 24.01.2017 à 14 H 32
Par
Un des avocats espagnols qui suivent le procès dit de Gdim Izik devant la Cour d’Appel à Salé a été « empêché » d’accéder sur le territoire national dimanche 22 janvier, avait affirmé l’agence EFE. La DGSN nie l’information par voie de communiqué. EFE reconnaît les faits, mais affirme toutefois que le juriste a été retenu quelques heures à Tanger-Med

La Direction Générale de la sûreté nationale (DGSN) a démenti catégoriquement « les allégations, publiées dimanche par l’Agence de presse espagnole EFE, selon lesquelles la police a interdit l’entrée au Maroc de l’avocat espagnol Serrano Ramirez Francisco José et confisqué de son passeport », rapporte l’agence officielle MAP sur la base d’un communiqué que lui a adressé la DGSN.


Aucune restriction, selon la DGSN

« Dans le souci d’éclairer l’opinion publique et démentir ces allégations, la DGSN confirme que cet avocat est entré au Maroc via le port Tanger-Med, dimanche à 21h40, et a déclaré, dans la fiche de voyage mise à la disposition de tous les voyageurs, qu’il se rendait à Rabat », indique la DGSN dans son communiqué.


« De même, l’intéressé est arrivé en personne, lundi, à l’annexe de la Cour d’appel à Salé, où il a rempli toutes les formalités d’usage avant d’entrer à la salle des audiences », précise la DGSN. Ainsi, la DGSN affirme que « l’avocat espagnol n’a subi aucune mesure de restriction de son déplacement, et n’a non plus été interdit d’entrée au territoire national ».


Une rétention pour cause de signalement, selon EFE

Contactée par Le Desk, l’agence EFE, tout en reconnaissant que cet avocat a bel et bien pu se rendre à l’audience du procès des « 25 de Gdim Izik », objet de son déplacement au Maroc, apporte un biais à la version officielle. Serrano Ramirez Francisco José « a été retenu quelques heures à son arrivée au port Tanger-Med dès son premier contrôle à bord du ferry. Il a été démuni de son passeport ». « Il a fallu que le Consulat d’Espagne parlemente avec les autorités marocaines pour qu’il soit enfin autorisé à accéder au territoire marocain », ajoute la même source. « C’est dans cet intervalle que nous avons diffusé la dépêche qui aurait due certes être suivie d’un complément d’information », reconnaît toutefois EFE.


La rétention temporaire de l’avocat espagnol s’explique par le fait qu’il avait été expulsé du Maroc le 6 avril dernier alors qu’il faisait partie d’une délégation de huit juristes, dont cinq espagnols venus s’enquérir du sort des accusés de Gdim Izik. Il avaient été délogés de l’hôtel Hassan de Rabat pour cause de « séjour illégal » dans le royaume. C’est donc son signalement qui l’aurait retardé à son retour via Tanger-Med, conclut en substance EFE.

Par
Le Desk Newsroom