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Transport urbainCasablanca: un arrêté du wali durcit les règles de conduite des taxis

25.01.2017 à 13 H 07 • Mis à jour le 25.01.2017 à 13 H 13
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Face à l’anarchie qui règne dans le secteur du transport urbain à Casablanca, Khalid Safir, wali de Casablanca a édicté un arrêté qui impose des règles plus strictes à la corporation des taxis conventionnels. Ces derniers ont organisé une manifestation au centre-ville

Face à l’anarchie qui règne dans le secteur du transport urbain à Casablanca, Khalid Safir, wali de Casablanca a édicté un arrêté qui impose des règles plus strictes à la corporation des taxis conventionnels. Une décision prise à l’issue d’une réunion entre les autorités de la ville et le syndicat des taxis dimanche dernier. Cet arrêté vient abroger des textes obsolètes datant de…1962 et d’ailleurs peu appliqués dans le détail.


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Le fameux Bureau des taxis est ainsi doté de prérogatives plus claires et d’un comité où siègent outre les responsables de la corporation, mais aussi un représentant du wali et un délégué de la préfecture de police. Il est ainsi habilité à recevoir les plaintes des clients, qui auparavant été orientés vers un bureau spécialisé de la préfecture de police. Les plaintes seront consignées dans un registre permettant de sanctionner les récidivistes.


Des règles et des circuits réorganisés

Les sanctions en cas de constatation d’une faute professionnelle grave peuvent mener jusqu’au retrait du permis de confiance sans préjudice des sanctions pénales. La procédure existait jusqu’à présent mais son circuit peu clair la rendait peu efficace. Le permis de confiance est délivré à la suite d’une formation professionnelle d’un mois au sein de l’OFPPT, qui prévoit aussi des cycles de formation continue.


En pratique, le refus de transporter un usager sera sanctionné d’un retrait d’un mois du permis de confiance. Si ce refus est motivé par des raisons discriminatoires, des sanctions judiciaires en application du code pénal seront appliquées. Les taxis ont obtenu cependant une exception lorsque le client est en état d’ivresse, indique l’arrêté.



Les taxis de Casablanca étant autorisés à la pratique du transport dit multiple (racollage de trajets), ceux-ci pourront emprunter des itinéraires différents, sous réserve de l’approbation consensuelle des usagers. Le taxi ne pouvant cependant imposer le trajet à ses clients.


Autorisation préalable pour les VTC

L’article 45 de l’arrêté vient ordonner aussi la question des VTC exploités notamment par les compagnies Uber et Careem. Il sanctionne tout transport de particuliers sans autorisation préalable. Un retrait par confiscation pure et simple du véhicule contrevenant est ainsi prévu.


En matière de dispositions techniques, au-delà d’une certaine définition du code vestimentaire des chauffeurs de taxis et de l’état d’hygiène de leurs véhicules, l’arrêté insiste sur le renouvellement du parc pour des raisons esthétiques et environnementales. Les grands taxis de plus de dix ans d’âge sont désormais proscrits à la circulation. Les petits taxis entrant en service ne devront pas dépasser cinq années d’âge et devront tous être équipés de balises GPS.


Enfin, et à la demande de la corporation, toutes les catégories de taxis pourront être utilisés à des fins publicitaires dont les normes d’affichage seront précisées dans le cadre d’un cahier des charges.


Ces dispositions ont provoqué un mouvement de contestation au sein de la corporation qui a organisé ce mercredi 25 janvier au niveau du rond-point Mers Sultan une opération escargot.



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