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IstiqlalHamid Chabat, parti en vrille, est poursuivi par l’Intérieur

09.02.2017 à 19 H 49 • Mis à jour le 09.02.2017 à 19 H 49
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Le secrétaire général du parti de l’Istiqlal enfonce davantage sa formation politique dans la crise. En réponse au dévoilement de son patrimoine par la presse, un article aux relents conspirationnistes a été publié sur le site du parti accusant « l’Etat profond » de fomenter son assassinat. Le ministère de l’Intérieur décide d’ester en justice

Selon AlYaoum24, le ministère de l’Intérieur a porté plainte contre l’Istiqlal suite à la publication le 8 février sur son site internet d’un article intitulé « Que veulent-ils au Secrétaire général de l’Istiqlal ? », portant de graves accusations contre « l’État profond », citant pêle-mêle des conseillers du roi et des chaînes de télévision et insinuant que le Secrétaire général, Hamid Chabat serait victime d’un complot qui pourrait même lui coûter la vie. L’article a depuis été supprimé.


L’article compris comme une réponse à une série de révélations sur le patrimoine immobilier de Chabat et de sa famille qui mettait en doute ses précédentes déclarations de biens accusait les services de renseignement de mettre en scène « la mort politique programmée » du leader de l’Istiqlal, mais évoquait aussi un complot attentatoire à sa vie.


Un parallèle douteux avec les morts de l’Oued Cherrat

L’article faisait un parallèle douteux avec les décès de Ahmed Zaïdi et Abdallah Baha, tous deux morts à proximité du pont ferroviaire de Oued Cherrat dans des circonstances différentes. Mais l’organe du parti de la balance a repris à son compte la thèse complotiste qui avait fleuri à l’époque des faits sur des pages conspirationnistes, laissant ainsi supposer que leur mort n’était pas accidentelle.


Yabiladi rappelle que Hamid Chabat avait déjà fait état de menaces lors d’un entretien avec France24, ajoutant à l’occasion qu’il ferait don de ses organes en cas de mort naturelle ou accidentelle.


Dans un énième rétropédalage, le parti de l’Istiqlal a dénoncé ce jeudi matin par voie de communiqué l’article publié sur son site se bornant à expliquer qu’il ne « reflétait en aucun cas la position du parti qui reste de la seule prérogative des organes de direction du parti et non de l’auteur de l’article ».


Hamid Chabat a tenté vainement, dans une vidéo lourdement éditée, postée sur le site officiel de l’Istiqlal, de calmer la tempête en évoquant des menaces terroristes visant sa personne, « un sujet connu de tous avant les élections d’octobre, cité par la presse et par le ministère de l’Intérieur pour lequel j’ai fait des recherches qui me font dire que ces faits sont sérieux », a-t-il dit.


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