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GouvernementDevant ses militants, Abdelilah Benkirane n’exclut pas l’option de jeter l’éponge

11.02.2017 à 20 H 55 • Mis à jour le 11.02.2017 à 20 H 57
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Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkirane a indiqué, samedi à Bouznika, vouloir poursuivre les consultations pour la formation d‘un gouvernement confirmant ce faisant la situation de blocage inchangée qui le forcerait à "des choix" alternatifs

Le Conseil national du Parti de la Justice et de Développement (PJD) a entamé, samedi à Bouznika, les travaux de sa session ordinaire, qui se penchera sur l’examen de plusieurs questions politiques et l’évaluation de l’action du Parti lors des élections législatives du 7 octobre dernier.

 

« Nous allons poursuivre les consultations pour la formation du gouvernement, sur la base des fondements et des principes que nous n’avons eu de cesse d’énoncer, et qui consistent en le respect de la volonté populaire, de la nomination royale, des règles démocratiques et des attentes des citoyens, ainsi que la fidélité à la méthodologie démocratique et l’attachement aux services supérieurs de la Nation », a affirmé Benkirane lors de la présentation du rapport politique devant le conseil national du PJD.


Un processus dans l’impasse totale

Il a assuré avoir veillé, « dès le début », à la formation « rapide » d’un gouvernement « en vue de lui permettre d’exercer ses fonctions, de répondre aux défis sur les plans intérieur et extérieur et de satisfaire les préoccupations du pays dans les domaines politiques et du développement », rendant hommage au respect par le Roi des dispositions de la Constitution, notamment son article 47, en chargeant le secrétaire général du PJD de former le gouvernement.


Benkirane a rappelé, à cette occasion, les concertations qu’il a tenues avec les différents partis politiques, en priorité ceux formant l’ancienne majorité, pour sonder leur volonté de participer au gouvernement, déplorant que « le processus de constitution du gouvernement n’ait pas évolué comme prévu (…) Il n’a pas évolué dans le bon sens » avec les formatons partenaires, évoquant « les conditions supplémentaires qui sont à chaque fois posées », origine de l’interminable blocage.


Ecartant toute voie menant à des élections anticipées, mais n’exigeant pas que le PJD soit impérativement à la tête du gouvernement, Benkirane a réaffirmé qu’il ne discutera qu’avec Aziz Akhannouch, président du RNI, et Mohand Laenser, secrétaire général du MP, alors que d’autres sources au sein même du parti évoquent une probable acceptation d’un strapontin pour l’UC.


« Nous ne voulons pas non plus d’élections anticipées, quand bien même notre position politique s’en trouverait renforcée », a-t-il insisté.


Benkirane ne change pas de ligne, mais évoque des choix

Evoquant la contrainte d’avoir concédé à l’USFP la présidence du Parlement hors majorité, situation que le parti islamiste goûte peu, et qu’il n’a accepté qu’« au nom de l’intérêt suprême de la nation », Benkirane a indiqué, réfutant toute éventualité de voir le parti de Driss Lachgar dans le futur gouvernement, « si c’est nécessaire, le PJD est prêt à sacrifier même la présidence du gouvernement ».


Les négociations se poursuivront dans la ligne des conditions « exposées à maintes reprises et dans le cadre de l’ancienne majorité », a-t-il affirmé, indiquant qu’il était dans l’attente de réponses qui, dans la négative, le pousseront à « faire des choix ».


Mais le chef du gouvernement désigné n’a pas non plus hésité à décocher quelques flèches au RNI sans le citer, s’interrogeant sur le poids considérable du parti de la colombe dans les tractations alors qu’il n’a pas obtenu un score conséquent lors du scrutin d’octobre. « Ce parti prétend avoir des compétences dont le gouvernement ne pourrait se passer », a attaqué Benkirane.

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Le Desk Newsroom