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TerrorismeAffaire Gallay : Human Rights Watch attend «des verdicts justes» et «un examen critique des preuves»

16.02.2017 à 19 H 46 • Mis à jour le 16.02.2017 à 19 H 54
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L’ONG internationale qui suit de près le déroulement de l’affaire Thomas Gallay vient d’émettre un avis à quelques jours de la reprise de son procès en appel le 22 février 2017 et de celui des co-accusés pour faits de terrorisme

Les procédures judiciaires contre un Franco-Suisse, Thomas Gallay, reprendront le 22 février 2017 à la Cour d’appel de Rabat. Thomas Gallay et ses huit coaccusés marocains ont été déclarés coupables, le 14 juillet 2016, de divers chefs d’accusation relatifs à la loi antiterroriste marocaine. Thomas Gallay est détenu depuis le 18 février 2016.


Dans un avis diffusé ce jeudi 16 février par Human Rights Watch (HRW), l’ONG souligne que « la cour de première instance avait condamné Thomas Gallay à six ans de prison en se fondant essentiellement sur des « aveux » que les policiers avaient tapés en arabe – une langue qu’il ne comprend pas – après l’avoir interrogé sans la présence d’un avocat. Pendant son procès, Gallay a soutenu que ce document était un tissu de déclarations incriminantes qui ne venaient pas de lui, pourtant le tribunal a rejeté sa défense. Quant à ses coaccusés, ils ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 18 ans de prison ».


Lire aussi : France : l’ex-garde des Sceaux prend la défense d’un Français condamné au Maroc


« Cette affaire est emblématique de la tendance des tribunaux marocains à se fonder sur des procès-verbaux de police pour démontrer la culpabilité des accusés. Souvent, les tribunaux ignorent ou balaient d’un revers de la main les argumentaires tendant à montrer que la police judiciaire a utilisé des méthodes douteuses pour obtenir les aveux et déformer leur teneur », poursuit HRW.



« Tous les regards sont désormais tournés vers la Cour d’appel de Rabat, attendant qu’elle émette des verdicts justes, basés sur un examen critique des preuves que Thomas Gallay et ses coaccusés ont contestées », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

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