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DisparitionM’hamed Boucetta, figure historique de l’Istiqlal, est mort à l’âge de 92 ans

18.02.2017 à 07 H 56 • Mis à jour le 18.02.2017 à 08 H 14
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Natif de Marrakech en 1925, l’ancien secrétaire général du parti de l’Istiqlal est décédé dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 février 2017, à son domicile de Rabat, des suites d’une longue maladie

L’ancien secrétaire général du Parti de l’Istiqlal et ancien ministre, M’hamed Boucetta est décédé vendredi soir à l’âge de 92 ans des suites d’une longue maladie.


Le site de l’Istiqlal indique que le défunt sera inhumé samedi, après la prière d’Addohr, au cimetière Chouhada à Rabat.


Hamid Chabat, SG de l'Istiqlal et M'Hamed Boucetta. AIC PRESS


Né en 1925 à Marrakech, feu M’hamed Boucetta, formé à la base aux études coraniques, il a accompli dans les années 40 ses études universitaires à la Sorbonne, en droit et philosophie, avant d’exercer en tant qu’avocat à Casablanca. De part sa formation de juriste, il a participé aux grands débats pour l’indépendance. Dans les années 60 et 70, il a plaidé dans les grands procès politiques des opposants du roi Hassan II.


Engagé dans l’action nationale depuis son plus jeune âge, le défunt a été l’un des fondateurs de l’Istiqlal, dont il est devenu membre du bureau exécutif en 1963, avant d’être élu secrétaire général après le décès de Allal El Fassi en 1974, un poste qu’il occupa jusqu’à sa démission en 1998. Il sera succédé par Abbas El Fassi.


Il a également occupé des postes gouvernementaux en charge de plusieurs portefeuilles, comme les Affaires étrangères et la Fonction publique.


Le 12 mai 1958, il est nommé secrétaire d’État aux Affaires étrangères dans le gouvernement Balafrej, puis ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative dans le Conseil Mohammed V du 27 mai 1960 au 16 mai 1961, il est reconduit au même poste sous le roi Hassan II du 26 février 1961 au 2 juin 1961 dans le Conseil Hassan II.


Les leaders de la Koutla, Abderrahmane El Youssoufi, Mohammed Bensaïd Aït Idder, M'hamed Boucetta et Ali Yata. Archives


Du 2 juin 1961 au 5 janvier 1963, lors de la formation du Conseil Hassan II, il est nommé ministre de la Justice. Du 10 octobre 1977 au 27 mars 1979, dans le gouvernement Osman II, il occupe le poste du ministre d’État chargé des Affaires étrangères et de la Coopération, il est reconduit au même poste dans les gouvernements Bouabid I et Bouabid II entre 1979 et 1983. Sous le gouvernement Lamrani III (entre 1983 et 1985), il devient ministre d’État.


Début janvier 2017, M’hamed Boucetta était revenu aux devants de la scène politique à l’aune de la crise interne du parti de l’Istiqlal entre le secrétaire général Hamid Chabat et ses dissidents.


Jeudi 19 janvier 2017, le roi Mohammed VI s'était rendu au chevet de M'hamed Boucetta à l’hôpital militaire de Rabat. DR


Réunis au domicile de la figure tutélaire du parti de l’Istiqlal, les frondeurs avaient organisé la riposte ayant pour objectif de saborder la tenue d’une commission disciplinaire destinée à mettre à l’écart le trio Taoufiq Hejira, Karim Ghellab et Yasmina Baddou envoyés au charbon au plus fort de la crise mauritanienne pour en finir avec le césarisme d’un Chabat fort de ses notabilités aux réservoirs populaires.


Feu M’hamed Boucetta a été décoré du Wissam Al Arch en 2003.

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