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Etats-UnisLe porte-parole de Barack Obama dément que Donald Trump a été mis sur écoute

04.03.2017 à 20 H 42 • Mis à jour le 04.03.2017 à 20 H 42
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Le président Donald Trump a accusé samedi son prédécesseur Barack Obama de l'avoir fait placer sur écoute téléphonique au mois d'octobre durant les dernières semaines de la campagne présidentielle. L'entourage de Barack Obama dément sur fond d'attaques incessantes des démocrates contre la Maison Blanche

Le porte-parole de Barack Obama a démenti, samedi 4 mars, les accusations de Donald Trump d’après lequel son prédécesseur l’a fait placer sur écoute en octobre dernier, peu avant les élections du 8 novembre qui ont porté Trump à la présidence des Etats-Unis.


« Ni le président Obama ni quelque responsable de la Maison blanche n’ont jamais ordonné de mesures de surveillance contre un ressortissant américain, quel qu’il soit. Toute allégation différente est tout bonnement fausse », a déclaré Kevin Lewis.


Un ancien conseiller de Barack Obama, Ben Rhodes, a balayé auparavant les allégations du nouveau président.



« Aucun président ne peut ordonner des écoutes téléphoniques », a-t-il dit sur Twitter. « Ces restrictions ont justement été mises en place pour protéger les citoyens de gens comme vous », ajoute-t-il à l’adresse de Donald Trump.


La cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a tourné en ridicule les tweets du président, l’accusant de détourner l’attention des vrais problèmes du pays et l’affublant du sobriquet « Deflector-in-Chief ».


Une porte-parole du président s’est contentée de dire que le milliardaire républicain « a des réunions, passe des coups de téléphone et frappe quelques balles » sur son terrain de golf à West Palm Beach, en Floride.


Une rafale de Tweets matinale qualifiant Obama de malade

Le président Donald Trump avait accusé son prédécesseur Barack Obama, plus tôt dans la journée, par son canal de communication favori : Twitter. Dans une série de cinq tweets, sans donner de détails, il reproche notamment à l’ex-président d’être une « mauvaise personne [ou malade] ! ».


« Terrible ! Je viens d’apprendre qu’Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant la victoire. Rien n’a été trouvé. C’est du maccarthysme ! », commente-t-il, en référence à la traque des militants et sympathisants communistes aux Etats-Unis dans les années 1950, avant de s’exclamer qu’« un bon avocat pourrait faire une belle affaire » de ces écoutes.



En référence au scandale du Watergate

Donald Trump fait aussi un parallèle avec le scandale du Watergate, l’espionnage politique qui aboutit en 1974 à la démission de Richard Nixon, alors président du pays.


« Le président Obama est tombé bien bas en mettant mes téléphones sur écoute pendant la période très sacrée du processus électoral. C’est Nixon/Watergate. Mauvaise personne [ou malade] ! »


 

Aucune précision sur l’origine de cette affirmation n’a pour autant été apportée par Donald Trump, ni sur Twitter ni ailleurs.


Le président américain s’est distingué pendant sa campagne par une utilisation de Twitter offensive et très différente de celle des autres personnalités politiques. Depuis qu’il est élu, il continue d’utiliser son compte Twitter personnel (@realDonaldTrump), en plus du compte de la Maison Blanche (@POTUS) et il n’a renoncé ni aux formules à l’emporte-pièce, ni à la profusion de majuscules et de points d’exclamation, ni aux approximations.


Les casseroles russes de Trump exploitées par les démocrates

L’administration Trump est sous le feu d’attaques presque quotidiennes, notamment des démocrates, à la suite de révélations dans la presse sur des contacts entretenus par certains de ses membres avec des diplomates russes durant la campagne présidentielle, au mépris de la loi.


Dernière personnalité en date accusée par la presse de tels agissements, le ministre de la Justice, Jeff Sessions, a été contraint jeudi d’annoncer qu’il se déclarerait incompétent dans toutes les investigations en cours ou à venir sur une possible intervention russe dans la campagne électorale.



Trump reste par ailleurs englué dans des accusations de collusion avec Moscou, chaque semaine complétant le tableau des contacts entre son entourage et des responsables russes au cours de la campagne électorale de 2016. Des liens innocents, martèle le président américain.



Il s’en est pris à la fuite d’informations confidentielles dans la presse, pointant du doigt ses propres services de renseignement, qui enquêtent depuis l’an dernier sur la campagne de désinformation et de piratage lancée par Moscou pour déstabiliser le processus électoral américain et discréditer la candidate démocrate Hillary Clinton.

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