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Banque & FinanceAttijariwafa bank consolide ses résultats grâce à sa vocation africaine

14.03.2017 à 04 H 32 • Mis à jour le 14.03.2017 à 04 H 32
Par Kenza Filali
Le groupe bancaire affilié à la holding SNI confirme sa volonté stratégique de se développer dans les pays africains à fort potentiel de croissance et de contribuer au renforcement de la coopération économique entre les principales régions du continent

Le groupe Attijariwafa bank a clôturé l’exercice passé avec un bilan de 429 milliards de dirhams pour un produit net bancaire de 19,7 milliards de dirhams. Il a ainsi dégagé un résultat net consolidé de 5,7 milliards de dirhams, en hausse de 6,7 % par rapport à l’exercice 2015, a annoncé, lundi 13 mars à Casablanca, sa direction lors d’un point presse.


Le résultat net part du groupe s’élève à 4,8 milliards de dirhams en accroissement de 5,7 %. La solidité financière du Groupe se renforce à travers la hausse de 6,2 milliards de dirhams des fonds propres à 47,4 milliards de dirhams (+15 %) et la rentabilité financière qui se maintient aux meilleures normes.


A l’issue de l’exercice 2016, le produit net bancaire s’élève à 19,7 milliards de dirhams en accroissement de 3,6 % bénéficiant du bon comportement des activités commerciales au niveau des différents pôles du groupe (Banque au Maroc, Sociétés de Financement Spécialisées, Assurance et Banque de Détail à l’International).


Lire aussi  : Attijariwafa bank : progression de 5,7 % du RNPG en 2016


La marge d’intérêt, la marge sur commissions et le résultat des activités de marché croissent respectivement de 1,9 %, 9,4 % et 9 %, alors que le résultat d’exploitation s’améliore de 7 % à 8,5 milliards de dirhams profitant d’une progression maîtrisée des charges d’exploitation (+3,8 %) et d’une baisse notable du coût du risque (-9,7 %).


Une première phase du plan stratégique pour 2020

Le PDG du Groupe Attijariwafa bank, Mohamed El Kettani a indiqué que le groupe a clôturé la première année de déploiement de son plan stratégique « Energies 2020 » par des résultats en évolution satisfaisante et ce dans un environnement toujours marqué par une faible croissance des crédits et par le rétrécissement des marges d’intermédiation au Maroc.


Il a expliqué dans ce sillage que le deuxième semestre 2016 a été caractérisé par le lancement effectif du plan stratégique 2016-2020 « Energies 2020 » articulé autour de 105 projets regroupés en 27 grands programmes stratégiques et mobilisant plus de 800 collaborateurs, précisant que cette mobilisation a permis, dès les premiers mois suivant le lancement de « Energies 2020 », des avancées significatives notamment en matière de digitalisation à travers la refonte des plateformes de e-banking, le développement de nouveaux moyens de paiements électroniques, la digitalisation des processus de crédits aux particuliers et le lancement de la banque 100 % digitale L’bankalik.


Par ailleurs, Kettani a rappelé qu’en 2016, le Groupe s’est engagé activement dans la mise en place de partenariats stratégiques visant à promouvoir l’économie verte dans les pays de présence, ajoutant qu’Attijariwafa bank a lancé plusieurs projets en partenariat avec de grands groupes internationaux afin de contribuer à doter l’Afrique d’infrastructures énergétiques et de développer les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.


« Attijariwafa bank a également participé à la COP22 en tant que partenaire officiel, témoignant ainsi son engagement en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique et sa contribution à l’effort du Maroc pour le développement durable », a-t-il dit.


Une politique volontariste sur le continent

Même si l’exploitation Maroc constitue toujours 51,7 % du RNPG à hauteur de 4,8 milliards de dirhams en 2016, s’agissant du développement sur le continent, Kettani a souligné l’activité des trois filiales en Tunisie (Attijari bank), Côte d’Ivoire (SIB) et Sénégal (CBAO), « là où nos actifs financiers sont les plus significatifs », a-t-il précisé. Celles-ci contribuent à hauteur de 14,7 % du RNPG.


Lire aussi  : Attijariwafa bank repart à l’assaut de l’Afrique


Les résultats d’Attijari bank demeurent cependant mitigés. La filiale tunisienne a dégagé ainsi un bénéfice proche de 100 millions de dinars contre 91,2 millions en 2015. Elle reste la plus performante avec 264 millions de DH, soit un poids de 5,5 %. Cette croissance aurait été de 24 % hors effet d’augmentation d’IS de 7,5 % en raison de la contribution conjoncturelle exceptionnelle au profit du budget de l’Etat tunisien prévue par la loi de Finances 2017.


Toutefois, et compte tenue de la dépréciation du dinar tunisien face au dirham, la contribution d’Attijari Bank dans le RNPG (Résultat Net Part du Groupe) du groupe Attijariwafa Bank a baissé de 5,7 % par rapport à 2015. Néanmoins, à un cours de change et un taux d’IS constants, la contribution de la filiale tunisienne dans le RNPG d’Attijariwafa bank arait enregistré une hausse de 15 %.


Il ressort aussi que les dépôts et les crédits ont respectivement augmenté de 12,1 % et de 15,5 % entre 2015 et 2016 avec des parts de marché de 10,8 % pour les dépôts et de 8,8 % pour les crédits à fin décembre 2016.


Trou d’air pour la filiale tunisienne

Le PNB d’Attijari bank affiche en 2016 une hausse de 15,4 % répartie comme suit : marge d’intérêt (+4,2 %), commissions (+22,5 %) et résultat des activités de marché (+29,2 %).  La CBAO sénégalaise suit avec 198 millions de DH et une contribution au RNPG de 4,2 %. La SCB camerounaise a pour sa part contribué à hauteur de 116 millions de DH, soit 2,4 % du RNPG. L’UGB gabonaise pour 98 millions de DH, soit 2,1 %, et la CDC congolaise, a enregistré une contribution de 96 millions de DH de 2 %.


Kettani a rappelé qu’au cours du quatrième trimestre 2016, Attijariwafa bank a signé un accord portant sur l’acquisition de 100 % de Barclays Bank Egypt et un protocole d’accord pour la prise d’une participation majoritaire dans le capital de la Cogebanque au Rwanda.


À travers ces deux opérations, explique Kettani, le Groupe confirme sa volonté stratégique de se développer dans les pays africains à fort potentiel de croissance et de contribuer au renforcement de la coopération économique entre les principales régions du continent, précisant que la réalisation de ces deux acquisitions est conditionnée par l’obtention des autorisations réglementaires requises au Maroc, en Egypte et au Rwanda.


D’autres contrées sont visées comme le marché à très fort potentiel de l’Ethiopie, mais la réglementation du pays interdit tout acquisition directe dans une institution locale. « Nous procédons dans ces cas à des partenariats pour nous positionner sur ces marchés », a indiqué le PDG du groupe. « Pour le Tchad, nous avons opté pour le mode d’investissement greenfield vu que nous n’avons pas identifié d’opportunité d’acquisition intéressante. Cet investissement nous permettra surtout de profiter des synergies avec le Cameroun qu’offre le Tchad  », a-t-il poursuivi.


Enfin, afin de financer son développement régional, Attijariwafa bank s’est allié avec SNI dans le métier de l’assurance. Les deux partenaires deviennent ainsi co-actionnaires à parts égales de Wafa Assurance, a-t-il également indiqué.

Par Kenza Filali
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