Connectez-vous

ou

Abonnez-vous !
60 DH

1 mois
Découvrir les offres
Newsroom

Bank Al-MaghribAbdellatif Jouahri: taux directeur inchangé à 2,25% et prévision de croissance de 4,3%

22.03.2017 à 10 H 14 • Mis à jour le 22.03.2017 à 10 H 14
Par
Le gouverneur de la Banque centrale a relevé que « la croissance aurait fortement ralenti en 2016 », ajoutant toutefois que Bank Al-Maghrib (BAM) table sur une croissance économique de 4,3% pour l’année 2017, qui devrait revenir à 3,8% en 2018, expliquant notamment cette évolution par un rebond de la production céréalière à 78 millions de quintaux et un accroissement de la valeur ajoutée agricole de 11,5%

Bank Al Maghrib (BAM) a décidé de maintenir inchangé, pour la 5ème fois d’affilée, le taux directeur à 2,25 %, vu que son niveau actuel « continue d’assurer des conditions monétaires adéquates », a annoncé, mardi à Rabat, le Wali de Bank Al Maghrib, Abdellatif Jouahri.


« Tenant compte de la prévision de l’inflation et des évolutions récentes ainsi que des projections à moyen terme des conditions macro-économiques, le Conseil a jugé que le niveau actuel du taux directeur continue d’assurer des conditions monétaires adéquates et a décidé ainsi de le maintenir inchangé à 2,25 %  », a expliqué Jouahri lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de la 1ère réunion trimestrielle de l’année 2017 du Conseil de Bank Al-Maghrib.


Une inflation qui demeure maîtrisée

Jouahri a relevé que l’inflation devrait rester à des niveaux modérés à moyen terme, et sa composante sous-jacente devrait s’inscrire dans une tendance à la hausse, notant qu’en moyenne, l’inflation devrait s’établir à 1,1 % en 2017, avec la dissipation de l’impact des chocs sur les prix des produits alimentaires à prix volatils, avant d’augmenter à 1,7 % en 2018.


Sa composante sous-jacente devrait passer à 1,5 % en 2017 et à 1,9 % en 2018, sous l’effet de l’amélioration de la demande domestique et de la hausse de l’inflation importée, a-t-il ajouté.


Toutefois, le gouverneur a noté que l’inflation s’est stabilisée à 1,6 % en 2016, en ligne avec les prévisions de Bank Al-Maghrib. En janvier 2017, elle s’est établie à 2,1 %, avec notamment une augmentation de 19,4 % des prix des carburants et lubrifiants, ainsi qu’une accélération de l’inflation sous-jacente à 1,2 %.


Une croissance de 4,3 % pour 2017

De même, Jouahri a relevé que « la croissance aurait fortement ralenti en 2016 », ajoutant toutefois que Bank Al-Maghrib (BAM) table sur une croissance économique de 4,3 % pour l’année 2017, qui devrait revenir à 3,8 % en 2018, expliquant notamment cette évolution par un rebond de la production céréalière à 78 millions de quintaux et un accroissement de la valeur ajoutée agricole de 11,5 %.


Le Produit intérieur brut (PIB) non agricole devrait, quant à lui, progresser de 3,4 % en 2017, a-t-il précisé, ajoutant qu’en 2018 et sous l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne, la croissance agricole reviendrait à 2,5 %, tandis que le PIB non agricole s’améliorait de 3,9 %.


Par ailleurs, « la situation des comptes extérieurs s’est détériorée en 2016 ». Le déficit du compte courant s’étant creusé de 2,2 % à 4,2 % du PIB, contre 2,8 % prévue en décembre, a fait savoir Jouahri.


Ceci s’explique notamment, selon le Gouverneur, par un ralentissement des exportations à 2,5 %, impactées notamment par la contraction de celles des phosphates et dérivés et par une augmentation des importations de 9,5 %, traduisant principalement l’accroissement sensible des achats de biens d’équipement.


La Banque centrale a revu à la hausse la prévision du crédit au secteur non financier à 4,5 % en 2017 et à 5 % en 2018, tenant compte d’une accélération de son rythme de 0,3 % en 2015 et à 3,9 % en 2016, qui traduit en grande partie l’amélioration de rythme des crédits aux entreprises ainsi que de la reprise prévue des activités non agricoles, s’est réjoui Jouahri.


Jouahri fait également état d’une poursuite de l’ajustement budgétaire à moyen terme mais à un rythme plus lent que prévu en décembre, notant qu’en 2016, la situation à fin décembre a fait ressortir un déficit budgétaire hors privatisation de 42,1 milliards de dirhams ou 4,2 % du PIB, contre 3,5 % prévu dans la loi de finances 2016.

Par
Le Desk Newsroom