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Anti-TerrorismeBourita à Washington pour présenter l’approche anti-Daech du Maroc

22.03.2017 à 20 H 18 • Mis à jour le 22.03.2017 à 20 H 18
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Le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a participé à Washington à une réunion ministérielle de la coalition internationale de lutte contre l’organisation de l’Etat islamique. La première du genre depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis

La réunion ministérielle de la coalition internationale de lutte contre l’organisation de l’Etat islamique tenue mercredi à Washington, a été « l’occasion de mettre en avant l’approche multidimensionnelle du Maroc (…) conformément à une vision basée sur la coopération internationale, régionale et bilatérale », a affirmé le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Nasser Bourita.


Une vision basée sur le caractère différencié de la menace

Il a indiqué, à ce propos, que le Maroc a développé, depuis des années, « une vision propre basée sur les différentes dimensions de cette menace terroriste, tout en veillant à inclure le volet préventif, notamment la promotion du développement socioéconomique, le renforcement de l’Etat de droit, ainsi que le volet répressif qui concerne la mise à niveau du cadre juridique, outre la dimension sécuritaire, grâce à l’action efficace des services de sécurité marocains ».


Le ministre a, d’autre part, souligné que la réunion de Washington se tient dans une conjoncture « très importante », avec en toile de fond les efforts de la communauté internationale visant la lutte contre le terrorisme, en général et Daech en particulier, en rappelant que le Maroc fait partie de cet effort international.


Aujourd’hui, a-t-il dit, des progrès importants ont été réalisés dans le cadre de cette action internationale, puisque le contrôle par Daech de territoires syriens et irakiens a substantiellement diminué de 60 et 40 % respectivement.


Grâce à une action concertée de la communauté internationale, une pression très forte pèse désormais sur les capacités militaires et financières de ce groupe terroriste, a-t-il indiqué, notant que le flux des terroristes a beaucoup diminué.


Il a cependant souligné que beaucoup reste à faire au niveau de l’idéologie qui continue d’attirer un grand nombre de personnes de plusieurs pays, et aussi en terme d’action en dehors de la Syrie et de l’Irak.


Des « zones temporaires de sécurité »

Cette réunion dans la capitale fédérale est la première de la coalition internationale depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis en novembre.


Les Etats-Unis vont instaurer des « zones temporaires de sécurité » visant à permettre aux réfugiés de rentrer chez eux, une nouvelle étape dans la lutte menée contre l’Etat islamique et Al Qaïda, a annoncé mercredi le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson.


Le chef de la diplomatie américaine, qui s’exprimait à Washington devant les représentants de 68 pays de la coalition internationale contre Daech, n’a pas précisé où ces zones de sécurité seraient délimitées.


« Les Etats-Unis vont intensifier la pression contre L’Etat islamique et Al Qaïda et vont œuvrer à l’établissement de zones temporaires de stabilité, grâce à des cessez-le-feu, afin de permettre aux réfugiés de rentrer chez eux », a déclaré Rex Tillerson.


La mise en place de telles zones de sécurité témoignerait d’une nouvelle approche par les Etats-Unis du conflit syrien par rapport à la prudence adoptée par Barack Obama, le prédécesseur de Donald Trump à la Maison-Blanche.


Rex Tillerson a déclaré aux délégués présents que le flux de combattants étrangers se rendant en Irak ou en Syrie avait diminué de 90 % au cours de l’année écoulée. « C’est de plus en plus difficile pour les terroristes de s’y rendre et plus difficile pour eux de venir nous menacer chez nous », a-t-il affirmé.


Rex Tillerson a prié les membres de la coalition de tenir leurs engagements financiers pour aider à sécuriser et reconstruire les zones d’où les combattants de Daech ont été chassés.


Les Etats-Unis apporteront leur écot, mais les conditions requièrent que leurs alliés rehaussent leur contribution militaire et financière pour vaincre l’EI, a-t-il dit. Les pays de la coalition, a-t-il dit, espèrent collecter environ deux milliards de dollars pour l’aide humanitaire, la stabilisation de la situation et les opérations de déminage en Irak et en Syrie cette année.


S’exprimant lors de cette réunion, le Premier ministre irakien, Haider al Abadi, a assuré que son pays se trouvait désormais en mesure de « détruire » l’Etat islamique. Le sénateur Lindsay Graham a dit pour sa part à la suite d’un entretien avec le dirigeant irakien que celui-ci lui avait confié que la reconstruction de la province d’Anbar et de la ville de Mossoul, dans celle de Ninive, coûterait environ 50 milliards de dollars.

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