Connectez-vous

ou

Abonnez-vous !
60 DH

1 mois
Découvrir les offres
Newsroom

ReferendumLes Turcs approuvent la réforme constitutionnelle renforçant le pouvoir d’Erdogan

16.04.2017 à 20 H 20 • Mis à jour le 16.04.2017 à 20 H 20
Par La rédaction
Le camp du oui au renforcement des pouvoirs du président turc Recep Tayyip Erdogan était en tête dimanche après ouverture de plus de 90% des urnes à l'issue d'un référendum historique, selon l'agence de presse progouvernementale Anadolu

Les Turcs ont approuvé dimanche la réforme constitutionnelle visant à instaurer le système présidentiel exécutif, prôné par le parti Justice et Développement (AKP, au pouvoir depuis 2002), par près de 53 %, selon des résultats quasi-définitifs.


Après le décompte de 98,82 %, le “Oui”  l’a emporté à 51,34 % avec un total de 24,789 millions de votes contre 48,66 % ou 23,499 millions de votes défavorables lors d’un scrutin référendaire dont le taux de participation a atteint 86,08 %.



Un résultat contesté par l’opposition

Le parti républicain du peuple (CHP, principale formation de l’opposition) a contesté les résultats et a critiqué le changement de procédures avec la décision du Conseil électoral supérieur (YSK) validant les bulletins sans tampon officiel « à moins qu’il n’est prouvé qu’ils ont été apportés de l’extérieur » du bureau de vote. Le CHP a annoncé qu’il va demander un nouveau décompte et fait état « d’actes illégaux » au profit du camp du « Oui ».



De même, le Parti démocrate des peuples (HDP, pro Kurdes) a déclaré qu’il s’opposerait aux deux tiers des votes quels que soient les résultats du « Oui » ou « Non », estimant qu’il y aurait « 3 à 4 % de manipulation ».


Avec cette réforme proposée, le président décide de la nomination-révocation des ministres. Le poste de Premier ministre sera supprimé, le nombre de députés passera de 550 à 600 et l’âge d’éligibilité sera abaissé de 25 à 18 ans. Les élections législatives et présidentielles se dérouleront le même jour, tous les cinq ans et le chef de l’Etat pourra, désormais, préserver ses liens avec son parti.


Le chef de l’Etat peut dissoudre le Parlement et convoquer des élections anticipées, auquel cas son mandat est aussi remis en jeu. De même, le Parlement peut s’auto dissoudre (à la majorité des 3/5-èmes) et convoquer de nouvelles élections législatives et présidentielles.


Ce changement entrera en vigueur en 2019. Les prochaines élections parlementaire et présidentielle se dérouleront le 3 novembre 2019 au cas d’approbation de cette réforme.

Par La rédaction
Le Desk Newsroom