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GouvernementEl Otmani présente son plan d’exécution des directives royales

03.08.2017 à 17 H 37 • Mis à jour le 03.08.2017 à 17 H 39
Par Issam El Yadari
Qualifiant le discours « historique » du roi de « feuille de route », El Otmani a indiqué que son équipe gouvernementale est désormais tenue d’établir un plan d’action déroulé en six axes selon la teneur des directives royales : reddition des comptes, service aux citoyens, promotion de l’investissement, développement humain, réforme de l’administration, et coordination de l’action gouvernementale

Comme attendu, dans son allocution introductive à la tenue du Conseil de gouvernement de ce jeudi 3 août, Saâdeddine El Otmani a longuement cité le discours du Trône du 29 juillet soulignant l’essentiel des griefs du roi quant aux « nombreux dysfonctionnements et irrégularités » que connait la gestion de la chose publique.


« Nous nous sommes entendus pour mettre en place un programme réaliste, opérationnel et rapide pour corriger les irrégularités citées dans le discours royal », a-t-il annoncé tout en promettant d’activer le processus de parachèvement des chantiers de développement dont Mohammed VI a exigé un audit depuis l’enlisement de la crise d’Al Hoceima.


Qualifiant le discours « historique » du roi de « feuille de route », El Otmani a indiqué que son équipe gouvernementale est désormais tenue d’établir un plan d’action des mesures à prendre en compte dans son programme.


Un discours royal déroulé en 6 axes

Il a par la suite déroulé en six axes la teneur des directives royales : reddition des comptes, service aux citoyens, promotion de l’investissement, développement humain, réforme de l’administration, et coordination de l’action gouvernementale.


Le gouvernement compte mettre une place à ce titre une commission nationale chargée de la coordination et de l’évaluation des politiques publiques, avait annoncé, dès mardi à Rabat, le chef du gouvernement. Celle-ci sera présidée par El Otmani en tant que président de l’administration et le responsable de la transversalité de ses programmes. Cette commission sera ainsi chargée de coordonner les politiques publiques en vue d’assurer leur cohérence et leur complémentarité, tout en développant les outils nécessaires pour évaluer leur efficacité et impact sur le citoyen, et ce « en droite ligne avec les Hautes Instructions royales, les engagements du gouvernement et les recommandations des premières assises nationales sur la gouvernance tenues en 2013 ».



Cette commission a pour objectif de mettre à la disposition du gouvernement « un mécanisme unifié et efficace pour assurer la bonne gestion des politiques publiques dans le but d’améliorer leur coordination et booster leur efficacité et impact sur le citoyen », avait poursuivi le chef du gouvernement, notant que cette commission s’assigne également pour autre objectif « le développement de l’auto-évaluation, l’intégration de la fonction de l’évaluation dans le processus de la planification stratégique, outre le développement et l’unification des méthodes d’évaluation des politiques publiques ».


Un ERP inspiré du management privé

Dans cette même veine, El Otmani a relevé que le gouvernement entend par ailleurs lancer un système informatique intégré dédié au suivi et à l’évaluation des politiques publiques afin de renforcer ladite commission.


Dans ce sens, il a expliqué que ce projet vise à équiper le gouvernement « d’un mécanisme avancé permettant d’apprécier le niveau de réalisation par rapport aux objectifs tracés dans les différents secteurs et de mesurer le niveau de cohérence et de complémentarité des stratégies et programmes ». Une sorte d’ERP en somme à l’image de ce qui se pratique en management des entreprises, donnant ainsi écho au comparatif royal entre secteur privé et fonction publique.


Le chef du gouvernement a, par ailleurs, déploré que « la transversalité des politiques publiques souffre toujours de plusieurs dysfonctionnements, notamment la faible rentabilité des investissements publics et leur impact économique et social limité, et ce en dépit de leur volume important ».


Il a aussi pointé du doigt « l’absence d’interaction positive face aux requêtes des citoyens, mettant en cause l’absence d’une transversalité des interventions de l’Etat dans les domaines vitaux et la multiplicité des stratégies, plans sectoriels et des commissions interministérielles ».

Par Issam El Yadari
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