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Maroc-EspagneRabat soutient Madrid face à l’irrédentisme catalan

22.09.2017 à 16 H 17 • Mis à jour le 22.09.2017 à 16 H 17
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Mustapha El Khalfi, porte-parole du gouvernement a indiqué le 21 septembre au sortir du Conseil que le Maroc appuyait sans réserve la position de Madrid dont la Cour Constitutionnelle a avorté la tenue d’un réferendum d’autodétermination voulu par l’Exécutif régional de Catalogne. Une position de « constance », mais aussi en réplique au soutien exprimé par les indépendantistes catalans au Hirak

Le gouvernement El Otmani a exprimé hier lors de son Conseil son soutien à la position de Madrid concernant le référendum suspendu sur l’indépendance appelé par l’Exécutif régional de Catalogne pour le 1er octobre prochain.


La suspension du scrutin par la Cour constitutionnelle d’Espagne a provoqué d’importants troubles, notamment à Barcelone. Plusieurs leaders indépendantistes catalans ont été arrêtés par les autorités espagnoles.


« Nous sommes avec la position de l’Espagne concernant le référendum », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Mustafa El Khalfi, lors d’une conférence de presse au sortir de la réunion du Conseil.


El Khalfi a refusé de commenter la question, mais a rappelé que ce soutien à « la position de l’Espagne » est conforme aux « constantes qui régissent la politique étrangère marocaine ».


C’est la première fois qu’un officiel marocain parle expressément du référendum catalan suspendu, souligne l’agence EFE.


« Le Maroc a comme une ligne d’action extérieure l’opposition à tout mouvement de sécession ou d’indépendance, en Europe et dans le monde en général, tout comme il défend sa souveraineté sur le Sahara occidental, où il refuse la possibilité d’un référendum d’autodétermination », commente l’agence espagnole. Une position exprimée d’ailleurs officiellement par Nasser Bourita lors d’entretiens avec son homologue espagnol dans le contexte plus large d’intérêts croisés, notamment sur les rapports tendus qu’entretient le Maroc avec certaines institutions européennes. 


Des tensions dues à l’appui au Hirak ?

En mai dernier, le président de la Generalitat de Catalunya, Carles Puigdemont, avait planifié une mission commerciale au Maroc conjointement avec le ministre-ministre de la Flandre, Geert Bourgeois, mais l’a suspendu au dernier moment.


Bien que le gouvernement marocain n’ait pas explicité davantage les raisons de cette annulation, le gouvernement régional catalan a déclaré que l’avortement de ce voyage était du au fait qu’ils n’avaient pas obtenu de rendez-vous avec les autorités marocaines « à tous les niveaux politiques ».

 

Pour Yabiladi, la proximité du pouvoir catalan avec des partis et groupuscules politiques d’extrême-gauche qui soutiennent le mouvement de contestation rifain est à considérer en toile de fond de l’appui inconditionnel aux tenants de l’union espagnole. Puigdemont avait, en mai dernier, dans se sens fait officiellement état dans une déclaration remarquée de son appui au Hirak, considéré par Rabat comme le lit du séparatisme rifain très actif en Espagne, comme l’est aussi celui prônant une indépendance du Sahara Occidental.


L’activisme de la société civile catalane avait elle aussi provoqué l’ire de Rabat. L’ONG Novact a été ainsi récemment contrainte de quitter le Maroc pour s’établir en Tunisie.

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Le Desk Newsroom