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PalestineStatut de Jérusalem: Mohammed VI écrit à Trump

05.12.2017 à 17 H 36 • Mis à jour le 05.12.2017 à 17 H 36
Par MAP
Le Roi Mohammed VI, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods a adressé un message au Président des Etats Unis d'Amérique, Donald Trump au sujet de la volonté de Washington de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y transférer son ambassade de Tel Aviv

Le Roi Mohammed VI, a eu, ce jour, un entretien téléphonique avec le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, informe le Cabinet royal dans un communiqué alors que le président Trump s’apprête à reconnaitre Jerusalem comme capitale d’Israël. Selon i24, le roi du Maroc a envoyé une lettre à Trump au nom de 57 pays arabes et musulmans pour le mettre en garde contre un transfert.


La chaine israélienne I24 a été la première a faire état d’une lettre adressée par Mohammed VI à Donald Trump au nom des 57 Etats formant l’OCI. La MAP vient de la diffuser.


En voici le texte intégral :


« Louange à Dieu, prière et salut sur l’ensemble de Ses Prophètes et Messagers,


De Mohammed VI, Roi du Royaume du Maroc, à Son Excellence M. Donald Trump, Président des Etats Unis d’Amérique


Excellence, Monsieur le Président,


Il m’est agréable de m’adresser à vous aujourd’hui en ma qualité de Président du Comité Al-Qods issu de l’Organisation de la coopération islamique qui compte 57 Etats représentant plus d’un milliard de citoyens.


Je voudrai faire part à votre Excellence de ma profonde préoccupation personnelle ainsi que la grande inquiétude ressentie par les Etats et les peuples arabes et musulmans suite aux informations récurrentes sur l’intention de votre administration de reconnaître Al-Qods comme capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade des Etats Unis.


Vous n’êtes pas sans savoir, Excellence, l’extrême importance que revêt la ville d’Al-Qods non seulement pour les parties au conflit, mais également pour les fidèles des trois religions célestes. De par ses spécificités religieuses uniques, son identité historique séculaire et sa grande symbolique politique, la ville d’Al-Qods doit demeurer une terre de cohabitation et un symbole de coexistence et de tolérance pour tous.


Depuis votre investiture, vous avez fait preuve d’une forte volonté et d’une ferme détermination de relancer le processus de paix entre les parties palestinienne et israélienne et entrepris des pas prometteurs dans ce sens ayant joui du soutien continu de la Communauté internationale, y compris le Royaume du Maroc.


L’actuel pas est susceptible d’impacter négativement les perspectives d’une solution juste et globale au conflit palestino-israélien, sachant que les Etats-Unis d’Amérique sont l’un des principaux parrains du processus de paix et jouissent de la confiance de toutes les parties.


Conformément aux résolutions internationales y afférent, y compris particulièrement les résolutions du Conseil de sécurité, Al-Qods se trouve au cœur des questions du statut définitif, ce qui exige de préserver sa place juridique et d’éviter tout ce qui de nature à porter atteinte à son statut politique actuel.


Excellence Monsieur le président,


Le Proche Orient vit au rythme de crises profondes, de tensions continues et de périls en nombre qui nécessitent d’éviter tout ce qui est de nature à exacerber les sentiments de frustration et de déception qui font le lit de l’extrémisme et du terrorisme, à porter atteinte à la stabilité précaire dans la région et à amenuiser l’espoir de voir éclore des pourparlers fructueux à même de concrétiser la vision de la communauté internationale sur une solution à deux Etats.


Le Royaume du Maroc, constamment soucieux d’instaurer une paix juste et globale dans la région conformément aux principes de la légalité et aux résolutions internationales y afférent, ne doute pas de la perspicacité de la vision de votre respectable administration, ni de votre engagement personnel à la paix et à la stabilité dans la région et votre ferme détermination à faciliter la relance du processus de paix et éviter tout ce qui peut l’entraver voire l’arrêter définitivement.


Veuillez accepter, Excellence Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération et mon estime ».

Par MAP
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