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PalestineStatut de Jérusalem: Mohammed VI et Abbas unis contre Trump

05.12.2017 à 17 H 09 • Mis à jour le 05.12.2017 à 17 H 23
Par La rédaction
Le Roi Mohammed VI, a eu, ce jour, un entretien téléphonique avec le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, informe le Cabinet royal dans un communiqué alors que le président Trump s'apprête à reconnaitre Jerusalem comme capitale d'Israël. Selon i24, le roi du Maroc a envoyé une lettre à Trump au nom de 57 pays arabes et musulmans pour le mettre en garde contre un transfert

« Suite aux informations faisant état, d’une possible annonce par les Etats-Unis d’Amérique d’une reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et le transfert de l’Ambassade américaine vers la ville sainte », le Roi Mohammed VI, a eu, ce jour, un entretien téléphonique avec le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, informe le Cabinet royal dans un communiqué.


« A cette occasion, Sa Majesté le Roi, en tant que Souverain du Royaume du Maroc, Amir Al-Mouaminine et Président du Comité Al Qods issu de l’Organisation de la Coopération Islamique, a réitéré la solidarité forte et constante du Royaume avec le Peuple palestinien frère dans la défense de sa cause juste et de ses droits légitimes, notamment concernant le statut d’Al Qods Al-charif », détaille le communiqué.


Le Roi a, également, « exprimé sa réprobation vigoureuse de toute action de nature à compromettre le caractère multi-confessionnel de la Ville Sainte, ou altérer son statut juridique et politique », ajoute le Cabinet royal.


Pour sa part, le Président palestinien, « tout en saluant le rôle et l’action de Sa Majesté le Roi, a déploré qu’une telle initiative inappropriée soit à l’agenda de l’Administration américaine. Il a exprimé la profonde préoccupation de l’Autorité palestinienne quant à ses conséquences graves sur le processus de paix au Moyen Orient et sur la sécurité et la stabilité dans la région », poursuit le communiqué.


Mohammed VI et Mahmoud Abbas « ont convenu de maintenir un contact direct et une concertation permanent sur cette question, ainsi qu’une coordination étroite entre les deux gouvernements, afin d’identifier, de concert, les démarches à entreprendre et les actions à mener », conclut le texte.


Selon la chaine de télévision israélienne,  le roi Mohammed VI a envoyé une lettre à Trump au nom de 57 pays arabes et musulmans pour le mettre en garde contre un transfert.


Plus tôt dans la journée, le président Donald Trump a informé le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas « de son intention de transférer l’ambassade des Etats-Unis”  en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem », a affirmé la présidence palestinienne après un entretien téléphonique entre les deux dirigeants.


Au cours de cet échange, Abbas a mis en garde Trump contre les « conséquences dangereuses d’une telle décision sur le processus de paix, la sécurité et la stabilité dans la région et dans le monde », a-t-elle ajouté dans un communiqué.


Le communiqué de la présidence palestinienne ne laisse pas clairement apparaître si Trump avait signifié à Abbas son dessein d’engager immédiatement le déménagement, ou s’il s’agit d’une nouvelle déclaration d’intention à long terme. Abbas a « réaffirmé notre position ferme qu’il ne peut y avoir d’Etat palestinien sans Jérusalem-Est pour capitale, conformément aux résolutions et à la loi internationales et à l’initiative de paix arabe », a dit le communiqué.


Le président américain a également informé le roi Abdallah II de Jordanie de son intention de transférer de Tel-Aviv à Jérusalem l’ambassade des Etats-Unis en Israël, a annoncé le palais royal de Amman.


Dans un communiqué, le palais royal hachémite indique que le président Trump a appelé le souverain jordanien, dont le pays est le gardien des lieux saints musulmans de Jérusalem, et l’a informé de son « intention d’aller de l’avant dans son projet de transférer l’ambassade américaine ». « D’autres échanges téléphoniques avec des dirigeants étrangers auront probablement lieu aujourd’hui », a précisé plus tôt Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif américain, qui faisait notemment allusion au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.


Ceux-ci doivent avoir lieu alors qu’une décision est toujours attendue de la part du président américain sur un transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem et une éventuelle reconnaissance par les Etats-Unis de la ville sainte comme la capitale d’Israël.


Les Palestiniens ont prévenu depuis la semaine passée qu’un tel acte serait inacceptable pour eux. Ils revendiquent Jérusalem-Est comme capitale de l’Etat indépendant auquel ils aspirent. Ils ont martelé que cela signifierait la fin de l’effort actuellement mené par les collaborateurs de Trump pour ranimer l’entreprise de paix moribonde avec les Israéliens. Les Palestiniens ont également affirmé que les Etats-Unis se discréditeraient comme intermédiaires de la paix en affichant un parti pris ouvertement pro-israélien. Et ils ont mis en garde contre la réaction de la rue palestinienne et arabe.

Par La rédaction
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