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MigrantsLe cliché choquant des ados marocains errant dans Paris

29.12.2017 à 18 H 55 • Mis à jour le 29.12.2017 à 18 H 55
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La photo de jeunes marocains dormant dans les tambours de sèche-linge d’une laverie parisienne choque la twittopshère depuis quelques jours. Une situation connue depuis un an, rappelle la presse française, alors que leur cas est ignoré par les autorités de Rabat

Le cliché fait le buzz sur les réseaux sociaux. Il montre des enfants des rues de la Goutte-d’Or, « de jeunes Marocains abîmés et agressifs (…) connus des autorités qui cherchent comment prendre en charge ces mineurs refusant toute main tendue », rapporte Le Parisien, relayé par Yabiladi. 


Arrivés par grappes de vingt, âgés pour certains d’à peine dix ans, il se sont installés dans un square, dans l’un des coins les plus populaires du 18ème arrondissement de la capitale, vivant d’expédients et de petits larcins.


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Certains finissent leurs nuits d’errance dans une laverie roulés en boule dans les tambours de sèche-linge. Une passante les a pris en photo pour rappeler leur calvaire : « C’est la première fois que je voyais ça en douze ans , a-t-elle raconté au Parisien. Ça m’a touchée, j’ai trouvé choquant de voir ces jeunes migrants, dont au moins l’un dormait, dans cette situation. Quand j’ai montré cette photo à mon entourage, on m’a conseillé de la diffuser sur les réseaux sociaux car elle est frappante. »



« C’est d’abord un problème d’enfance en danger mais c’est aussi un problème de sécurité publique », résumait en novembre pour l’AFP le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, qui chiffre à « 80 environ » le nombre de ces mineurs dans le nord de la capitale.


Ces jeunes sont dans « une délinquance de survie », explique Guillaume Lardanchet, de l’association Hors la Rue. Certains sont « dans un état de santé déplorable ». Leur cas est critique, mais « ils refusent toute prise en charge ».


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Leurs parcours et leurs motivations demeurent incompris. Selon la présidente de l’Amesip (Association marocaine d’entraide aux mineurs en situation précaire à qui tente de rétablir le lien avec les familles), Touraya Bouabid, citée par Le Parisien, ces jeunes « âgés de 14 à 25 ans » sont originaires de Fès, Tetouan ou Tanger. « Presque tous sont issus de la classe moyenne et ont un membre de leur famille au Maroc ».

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