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JerusalemLe Maroc s’oppose au boycott du Guatemala, allié d’Israël

13.01.2018 à 11 H 18 • Mis à jour le 14.01.2018 à 18 H 08
Par La rédaction
Dans une allocution devant le Parlement, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita s’est dit opposé à appuyer la Ligue Arabe dans sa volonté de boycotter le pays d’Amérique centrale après son appui aux Etats-Unis à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Le Maroc et le Guatemala ont par ailleurs renforcé leurs liens diplomatiques

Le gouvernement s’est opposé à l’idée suggérée par certains pays arabes de boycotter commercialement le Guatemala pour avoir rejoint les Etats-Unis dans leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Une décision qui a suscité une grande opposition dans le monde arabe et musulman, rapporte l’agence espagnole EFE.


Dans une intervention devant la Chambre des représentants, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’est dit contre la « politique des doubles standards » consistant à « punir les petits pays et non les grands », dans une référence implicite à États Unis.


Lire notre Grand Angle : Israël-Guatemala : les dessous d’une sinistre alliance


En outre, Bourita a déclaré que les politiques de boycott remontent aux années 70, alors qu’il s’agit maintenant de privilégier l’explication et la conviction, et surtout, « des politiques uniques qui fonctionnent pour tous, et ne dépendent pas des circonstances de chaque moment ».


L’idée de punir le Guatemala a été qualifiée de « boycott de la cardamome », car c’est le produit principal que le pays exporte vers les pays arabes, qui sont parmi les principaux consommateurs mondiaux de cette graine aromatique.


L’ancien vice-président guatémaltèque Eduardo Stein (2004-2008) a averti que la décision du gouvernement du président actuel, Jimmy Morales, de suivre les Etats-Unis à l’égard de Jérusalem pourrait sérieusement affecter les quelque 45 000 producteurs de cette graine dans le pays, qui en 2017 en ont produit environ 25 000 tonnes.


Le fait que le Guatemala vient d’ouvrir pour la première fois en novembre dernier une ambassade à Rabat (sa deuxième représentation diplomatique en Afrique), un événement qui a valu la visite de la chancelière guatémaltèque Sandra Jovel Polanco au Maroc, a certainement contribué à la position marocaine.


Depuis plusieurs mois, le Maroc fait la promotion de ses relations avec les pays d’Amérique centrale dans le cadre d’une politique offensive visant à contrebalancer les soutiens traditionnellement exprimés au Front Polisario dans le conflit du Sahara occidental.

Par La rédaction
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