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BruxellesMaroc-UE: droits de l’Homme et redistribution sociale inclus dans l’accord de pêche

22.03.2018 à 12 H 27 • Mis à jour le 22.03.2018 à 12 H 33
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La Commission européenne a déterminé certaines modalités à prendre en compte lors des négociations à entreprendre, dont une clause sur « les conséquences des violations des droits de l’Homme et des principes démocratiques »

Dans sa recommandation adressée le 21 mars au Conseil européen sur l’inclusion des eaux du Sahara occidental à l’accord de pêche à renouveler entre le Maroc et l’UE, la Commission européenne a déterminé certaines modalités à prendre en compte lors des négociations à entreprendre, dont une clause sur « les conséquences des violations des droits de l’Homme et des principes démocratiques », et ce dans le cadre du soutien apporté par les 28 au secrétaire général des Nations Unies « pour la recherche d’une solution qui assurera le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental s’inscrivant dans le cadre du principe de la Charte de l’ONU », indique le texte, comme le soulignent Yabiladi et Telquel.ma.


Source: Yabiladi



L’Exécutif européen précise en outre que cette inclusion des eaux sahariennes « sera provisoire tant que le conflit n’est pas résolu dans le cadre de l’ONU, et ce en accord avec les résolutions du Conseil de sécurité ».



Aussi, la Commission insiste pour être dorénavant « suffisamment informée et impliquée dans la distribution sociale des bénéfices socio-économiques » afin que cet accord profite à « la population concernée ». Pour ce faire, la Commission veillera qu’à « la signature de l’accord (…) la population concernée par ces accords sera adéquatement impliquée ».


« Le document de la Commission européenne se montre très évasif sur cette question, n’apportant pas de précision sur ce qu’il entend par « violations des droits de l’Homme et des principes démocratiques ». Par exemple est-ce que la dispersion par les forces de l’ordre d’une manifestation à Laâyoune ou Dakhla ou l’interdiction d’une réunion seraient des raisons valables pour décréter la « suspension » ? », s’interroge Yabiladi, qui estime, citant des sources proches du dossier qu’il s’agit-là de dispositions visant à rassurer toutes les parties et faire taire la bronca de certains eurodéputés qui ont fait feu de tout bois sur la thématique de la répression.

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