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CoopérationVisite de Buhari à Rabat: le tracé du futur gazoduc Nigéria-Maroc acté

10.06.2018 à 21 H 50 • Mis à jour le 11.06.2018 à 14 H 30
Par La rédaction
Le tracé décidé du gazoduc Maroc-Nigeria, long de 5 600 kilomètres adopte une combinaison onshore-offshore. Une déclaration conjointe entre le Maroc et le Nigéria relative à la réalisation de la phase suivante du projet connectant les ressources gazières du Nigéria aux pays de l’Afrique de l’Ouest et au Maroc a été signée

Le Roi Mohammed VI et le président de la République Fédérale du Nigeria, Muhammadu Buhari ont présidé, dimanche au Palais Royal à Rabat, la cérémonie de signature de trois accords de coopération bilatérale, dont un relatif au projet stratégique du Gazoduc Nigeria-Maroc.


A cette occasion, Farouk Garba Said, directeur général de la Compagnie de pétrole nationale nigériane (NNPC) et Amina Benkhadra, directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) ont prononcé, respectivement, une allocution sur le contenu de la déclaration conjointe entre le Royaume du Maroc et la République Fédérale du Nigeria relative à la réalisation de la phase suivante du projet stratégique du Gazoduc régional connectant les ressources gazières du Nigeria aux pays de l’Afrique de l’Ouest et au Maroc.


Ainsi, ils ont souligné que le projet du gazoduc Nigeria-Maroc a été conçu durant la visite d’Etat du Roi Mohammed VI au Nigeria, en décembre 2016, notant qu’un accord de coopération du gazoduc a été signé à Rabat le 15 mai 2017 et qui engage les deux parties, NNPC et ONHYM, à parrainer conjointement une étude de faisabilité et une FEED pour le projet de gazoduc Nigeria Maroc.


« Les parties nigériane et marocaine ont travaillé de manière efficace et constructive afin de s’assurer que l’étude de faisabilité du gazoduc, qui est la première phase de ce projet stratégique, soit réalisée par le contractant de manière professionnelle et conformément aux meilleures pratiques internationales », ont-ils assuré, faisant observer que « plusieurs tracés ont été évalués jusqu’ici. Le premier est un tracé offshore, le second est un tracé onshore qui longe la côte. Tandis que le troisième est un tracé mixte ».


Les deux responsables ont affirmé que « pour des raisons d’ordre économiques, politiques, juridiques et sécuritaires, le choix s’est opéré sur une route combinée onshore/offshore ».


Une construction en plusieurs phases sur 25 ans

« Le gazoduc mesure approximativement 5 660 km et son CAPEX a été défini », ont-ils poursuivi, notant que la construction devrait se faire en plusieurs phases et répondre aux besoins croissants des pays traversés et de l’Europe au cours des 25 prochaines années.


Farouk Garba Said et Amina Benkhadra ont, à cette occasion, mis en avant les apports multiples de ce projet stratégique, notamment la collaboration régionale entre le Maroc, le Nigeria, la Mauritanie et les pays de la CEDEAO dans le but de promouvoir le commerce et le développement dans l’intérêt mutuel des pays, l’intégration des économies de la sous-région conformément aux objectifs du NEPAD, la réduction du torchage du gaz et la diversification des sources d’énergie, la contribution à la lutte contre la désertification en utilisant le gaz comme forme d’énergie fiable et durable dans la sous-région et la création de richesse et la réduction de la pauvreté en ouvrant des opportunités de croissance économique dans la sous région.


Rabat et Abuja ont décidé de convenir du passage à la FEED, prochaine étape de cet ambitieux projet. Une déclaration conjointe entre le Maroc et le Nigéria relative à la réalisation de la phase suivante du projet connectant les ressources gazières du Nigéria aux pays de l’Afrique de l’Ouest et au Maroc a été signée.


Durant cette étape, il sera question d’impliquer les Etats traversés et la CEDEAO, en signant des protocoles d’accord, de valider les volumes disponibles pour l’Europe par les Majors au Nigeria et par NNPC, d’entamer les discussions avec les opérateurs du champ Tortue au large du Sénégal et de la Mauritanie, et d’approcher les clients européens qui sont les plus importants Off-takers potentiels.


Parmi les actions programmées, il est prévu d’affiner les estimations de couts d’investissements et d’exploitation, de finaliser l’analyse économique sur la base des volumes et des hypothèses de construction finalisés et d’entamer les discussions avec les banques internationales de développement pour tester leur disposition à financer ce projet, et de préparer les documents préliminaires.


Deux autres accords ont été signés par ailleurs. Le second document signé est un protocole d’accord entre OCP S.A et le Fonds souverain nigérian Nigeria Sovereign Investment Authority pour le développement d’une plateforme industrielle au Nigeria pour la production d’ammoniaque et des produits dérivés.


Le troisième accord est une convention de coopération dans le domaine de la formation professionnelle agricole et de l’encadrement technique entre le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, et le ministère nigérian de l’agriculture et du développement rural.

Par La rédaction
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