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MaghrebAlger répond indirectement à Mohammed VI en appelant à réactiver l’UMA

22.11.2018 à 17 H 35 • Mis à jour le 22.11.2018 à 17 H 39
Par La rédaction
Des semaines après la main tendue par le roi Mohammed VI à l’Algérie lors de son discours à l’occasion de la Marche Verte, l’Algérie qui par la voix d’une source autorisée avait d’abord boudé la proposition royale, appelle aujourd’hui à une réunion urgente du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Lors de son discours d’Abidjan, fin 2017, le roi avait cependant proclamé la mort de l’organisation nord africaine

L’Algérie a appelé, ce jeudi 22 novembre, à la tenue « dans les délais les plus rapprochés » d’une réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union du Maghreb arabe (UMA).


« L’Algérie a saisi officiellement le Secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe pour l’appeler à organiser dans les délais les plus rapprochés une réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UMA », a annoncé le ministère des Affaires étrangères algérien dans un communiqué.


Cette initiative « s’inscrit en droite ligne de la conviction intime et maintes fois exprimée par l’Algérie de la nécessité de la relance de l’édification de l’ensemble maghrébin et de la réactivation de ses instances ». « La relance des réunions du Conseil des ministres, à l’initiative de l’Algérie, est de nature à introduire un effet catalyseur susceptible de redynamiser les activités des autres organes de l’Union du Maghreb arabe », a souligné la même source.


Cet appel constitue une réponse à l’initiative lancée le 6 novembre par le roi Mohammed VI, estime la presse algérienne dont TSA. Dans son discours, Mohammed VI a proposé la mise en place d’un « mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation » destiné à permettre de régler les différends entre les deux pays.


Dans un premier temps, Alger avait estimé que l’appel était « un non-événement ». « Cette offre douteuse dans sa forme (célébration de la Marche verte) et suspecte de par son contenu (volonté de bilatéraliser la question du Sahara occidental) est un non-événement qui ne mérite pas de réponse formelle », avait indiqué le 10 novembre une source autorisée à TSA.


En appelant à une réunion des ministres des AE, Alger montre sa disponibilité à coopérer avec le Maroc dans le cadre de l’UMA. Rabat a régulièrement accusé Alger d’être un obstacle à la coopération régionale entre les pays du Maghreb.


Bien que cet appel de l’Algérie intervienne dans la droite ligne des conclusions du dernier sommet extraordinaire de l’Union africaine sur les réformes institutionnelles de cette organisation, qui a mis l’accent sur l’intérêt des ensembles économiques régionaux dans les processus d’intégration des pays africains, le site Algérie patriotique a estimé le 22 novembre que si l’édification de l’UMA n’était pas relancée, ce ne pouvait pas être à cause de l’Algérie. « La balle est ainsi jetée dans le camp du Maroc qui ne pourra assurément pas répondre négativement à cette demande », a-t-il précisé.


En décembre 2017, le roi Mohammed VI annonçait quant à lui depuis Abidjan la mort de l’Union du Maghreb Arabe. « Hélas, l’UMA n’existe pas ! », avait-t-il regretté dans son discours au sommet UA-UE consacré à la thématique de la migration. Le Maroc cherche depuis à se tailler une place au sein de la CEDEAO… 

Par La rédaction
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