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BCIJActe terroriste d’Imlil: le «cas isolé» se révèle être un vaste réseau au niveau national

21.12.2018 à 17 H 53 • Mis à jour le 21.12.2018 à 18 H 06
Par La rédaction
Au total, treize personnes ont été arrêtées depuis lundi pour leurs liens présumés avec le meurtre des deux touristes. Les quatre suspects directs du meurtre ont été interpellés entre lundi et jeudi à Marrakech. Les neuf personnes arrêtées vendredi sont soupçonnées d’avoir été en lien avec eux.

Neuf personnes ont été arrêtées dans plusieurs villes du Maroc, jeudi 20 et vendredi 21 décembre, pour leurs liens présumés avec le meurtre des deux jeunes randonneuses scandinaves dans le sud du pays, a annoncé vendredi l’unité antiterroriste de la police marocaine.


Les mis en cause ont été interpellés pour leurs « liens présumés avec les auteurs de l’acte terroriste » ayant coûté la vie à Louisa Vesterager Jespersen, une étudiante danoise de 24 ans, et Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans, selon un communiqué du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ).


Les perquisitions, menées à Marrakech, Essaouira, Sidi Bennour, Chtouka-Aït Baha et Tanger, ont permis la saisie de « plusieurs équipements électroniques, d’un fusil de chasse, d’armes blanches […] d’un uniforme militaire et de matériaux susceptibles d’être utilisés dans la fabrication d’explosifs », a ajouté le BCIJ.


Au total, treize personnes ont été arrêtées depuis lundi pour leurs liens présumés avec le meurtre des deux touristes. Les quatre suspects directs du meurtre ont été interpellés entre lundi et jeudi à Marrakech. Les neuf personnes arrêtées vendredi sont soupçonnées d’avoir été en lien avec eux.


Les corps des deux touristes avaient été découverts lundi sur un site isolé dans le Haut-Atlas (sud), dans un secteur prisé par les amateurs de marche. L’une d’elles a été décapitée, selon une source proche du dossier. Un avion transportant les corps des deux victimes a quitté vendredi le Maroc à destination de Copenhague, a dit à l’AFP un porte-parole de la Direction générale de la sûreté nationale.


Les enquêteurs marocains cherchent encore à authentifier une « vidéo relayée sur les réseaux sociaux, présentée comme montrant le meurtre d’une des deux touristes », selon le procureur de Rabat. Celui-ci a en outre confirmé jeudi soir l’authenticité d’une autre vidéo montrant cette fois quatre hommes, présentés comme les suspects du meurtre, en train de prêter allégeance à Abou Bakr Al-Baghdadi, chef du groupe djihadiste Etat islamique (EI).


Epargné jusqu’ici par les attentats de l’EI, le royaume – qui revendique une politique très active en matière de lutte antiterroriste – avait été meurtri par des attaques d’inspiration djihadiste à Casablanca en 2003 (33 morts) et à Marrakech en 2011 (17 morts).


Lire aussi : Action terroriste à Imlil : Rabat propage la thèse d’un « cas isolé »

Par La rédaction
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