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MaternitéDécès d’un nourrisson à Rabat: deux infirmières inculpées pour «négligence»

25.12.2018 à 15 H 26 • Mis à jour le 25.12.2018 à 15 H 26
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Deux infirmières de la maternité des Orangers ont d’ores et déjà été poursuivies en état d’arrestation dès le 24 décembre, accusées par le parquet de Rabat « de négligence dans l’exercice de leurs fonctions et erreur médicale », selon une source autorisée du ministère de la Santé. Elles encourent jusqu’à cinq ans de prison en vertu de l’article 432 du code pénal

Les investigations préliminaires menées par la commission centrale multidisciplinaire relevant du ministère de la Santé au sujet du décès d’un nourrisson à la maternité des Orangers à Rabat, n’ont enregistré aucun dysfonctionnement concernant la qualité du vaccin et les conditions de son stockage, a indiqué hier, le ministre de la Santé, Anass Doukkali.


Répondant à une motion d’interpellation du groupe istiqlalien de l’Unité et de l’Égalitarisme à la Chambre des représentants concernant « les circonstances du décès d’un nourrisson et la détérioration de l’état de santé d’autres nouveau-nés à cause du vaccin », Doukkali a souligné que ladite commission a conclu que le vaccin n’est pas la cause du décès, notant que la maternité des Orangers utilise le même vaccin que les autres structures, qui n’ont d’ailleurs enregistré aucune complication.


Il a également fait savoir que, dans le cadre du programme national d’immunisation et conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les établissements de santé relevant du ministère ont procédé depuis 2017 à la vaccination des nouveau-nés contre l’hépatite B dans les premières 24 heures suivant la naissance.


Dans ce cadre et à l’instar des autres établissements de santé du ministère, la maternité des Orangers, relevant du CHU Ibn Sina, procède conformément aux procédures déterminées et à un protocole spécial, à la vaccination des nouveau-nés, a expliqué le ministre.


Quatre nourrissons hors de danger ont quitté l’hôpital

Suite à l’incident survenu lors de la vaccination de quelques nourrissons, le staff médical et infirmier s’est empressé d’assurer la prise en charge de six nouveau-nés, qui ont été aussitôt transférés au service de réanimation et de soins intensifs à l’hôpital pédiatrique, a-t-il rappelé, ajoutant que cette intervention « a permis l’amélioration de l’état de santé de cinq nourrissons, dont quatre ont quitté l’hôpital, alors que l’état de santé du cinquième, placé sous surveillance médicale, est stable et en amélioration constante. Un autre nourrisson est décédé avant son transfert à l’hôpital pédiatrique », a-t-il déploré.


A cet égard, la direction du CHU Ibn Sina a ouvert une enquête interne sur les circonstances de ce drame, alors que le parquet général a diligenté une enquête sur cette affaire, a-t-il poursuivi, notant que son département va prendre les mesures administratives qui s’imposent à la lumière des conclusions de l’enquête judiciaire.


La direction du CHU Ibn Sina a ouvert une enquête sur les circonstances de ce drame et a chargé une commission de mener les investigations nécessaires afin de déterminer les causes de ce décès et de la détérioration de l’état de santé des cinq nourrissons, et d’établir les responsabilités le cas échéant.


Le département a d’autre part souligné sa détermination à prendre les mesures administratives qui s’imposent « à la lumière des conclusions de l’enquête judiciaire à ce sujet et ce, afin d’éviter tout conflit de compétences et toute violation des procédures juridiques ».


Deux infirmières de la maternité des Orangers ont d’ores et déjà été poursuivies en état d’arrestation dès le 24 décembre, accusées par le parquet de Rabat « de négligence dans l’exercice de leurs fonctions et erreur médicale », selon une source autorisée du ministère de la Santé. Elles encourent jusqu’à cinq ans de prison en vertu de l’article 432 du code pénal, précise TelQuel.

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