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SaharaLe Maroc dénonce à l’ONU des «violations» du Polisario

11.01.2019 à 08 H 27 • Mis à jour le 11.01.2019 à 11 H 36
Par La rédaction
A travers deux lettres transmises par Omar Hilale, ambassadeur à l’ONU, le Maroc a saisi, jeudi, le Conseil de Sécurité et le Secrétaire Général des Nations Unies au sujet des « violations et des provocations du Polisario » dans la zone tampon de Guerguerat, ainsi qu’à l’Est du dispositif de défense militaire au Sahara Occidental

Le Maroc a saisi, jeudi, le Conseil de Sécurité et le Secrétaire Général des Nations-Unies au sujet « des violations et des provocations du Polisario dans la zone tampon de Guerguerat, ainsi qu’à l’Est du dispositif de défense », rapporte l’agence MAP.


« Au nom du gouvernement du Royaume du Maroc, je voudrais porter à votre connaissance que le Polisario persiste dans ses violations et provocations dans la zone tampon de Guerguerat, ainsi qu’à l’Est du dispositif de défense au Sahara marocain », lit-on dans les deux lettres adressées par l’ambassadeur, représentant permanent du Maroc à l’ONU, Omar Hilale, au Conseil de Sécurité et au Secrétariat général des Nations-Unies.


A cet égard, le Maroc, « preuves et photos à l’appui », attire l’attention des membres du Conseil de sécurité et du SG de l’ONU aux trois violations suivantes :


–  Le 6 janvier 2019, les milices armées du Polisario ont organisé des manœuvres militaires et des exercices de combat, avec des équipements lourds et des munitions réelles, dans la localité de Mheiriz, à l’Est du dispositif de défense au Sahara.


–  Le 7 janvier 2019, le Polisario a procédé au déplacement « d’une soi-disant  structure administrative » dans cette même localité de Mheiriz.


–  Le 8 janvier 2019, le Polisario a déployé deux véhicules militaires dans la zone tampon de Guerguerat.


Par conséquent, le Maroc a tenu à « condamner vigoureusement » ces actes « déstabilisateurs » qui violent l’Accord Militaire N°1 et « menacent dangereusement le cessez-le-feu », affirmant qu’ils sont « manifestement un affront au Conseil de Sécurité et un défi à son autorité ».


« Ces agissements constituent une violation flagrante des dispositions de la résolution 2414 du 27 avril 2018, par laquelle le Conseil de Sécurité a enjoint au Polisario de se retirer immédiatement de la zone tampon de Guerguerat et lui a ordonné de ne pas se livrer aux actes déstabilisateurs de déplacement de structures administratives à l’Est du dispositif de défense au Sahara marocain », souligne le texte des lettres adressées au Conseil et au Secrétaire Général.


Plus grave, lit-on encore dans les deux lettres, ces agissements représentent un « reniement condamnable des engagements du Polisario de ne plus retourner à la zone tampon de Guerguerat, ni transférer aucunes structures à l’Est du dispositif de défense ».


Les deux documents rappellent aussi que ces engagements ont été exprimés par le Polisario à l’Envoyé Personnel Horst Köhler, lors de sa visite dans les camps de Tindouf, le 26 juin 2018, et ont été communiqués par l’Envoyé Personnel aux membres du Conseil de Sécurité, le 8 août 2018 et repris dans le rapport du Secrétaire général du 3 octobre 2018.


Enfin, ces violations transgressent la résolution 2440, du 31 octobre 2018, par laquelle le Conseil de Sécurité a pris note « des assurances » fournies par le Polisario à l’Envoyé personnel du Secrétaire général de ne pas déplacer de structures administratives au Sahara et de sa volonté de s’acquitter de ses obligations pour ce qui est de la zone tampon à Guerguerat, conformément à la résolution 2414.


Les lettres du Maroc rappellent, dans ce sens, que le Conseil de Sécurité a, en particulier, demandé au Polisario de respecter pleinement les engagements qu’il a pris auprès de l’Envoyé Personnel au sujet de Bir Lahlou, Tifariti et la zone tampon à Guerguerat.


Le Royaume du Maroc a dénoncé « la duplicité du Polisario qui prétend l’existence d’une crise humanitaire dans les camps de Tindouf et demande l’augmentation de l’assistance humanitaire, tout en dépensant des millions de dollars dans des manœuvres militaires. Ce qui devrait interpeller la Communauté Internationale, en général, et les pays donateurs en particulier ».


« Il apparait évident qu’en recourant à l’escalade et aux provocations, et en faisant fi de ses engagements, le Polisario vise à torpiller les efforts du Secrétaire Général de l’ONU et de son Envoyé Personnel pour la relance du processus politique, au lendemain de la réussite de la table ronde de Genève, les 5 et 6 décembre 2018 et à la veille de la deuxième table ronde, prévue dans les prochaines semaines », fait observer Rabat.


Dans ses deux lettres, l’ambassadeur Hilale a rappelé que le Conseil de Sécurité avait expressément conditionné l’avancement du processus politique, à l’arrêt définitif des violations du Polisario sur le terrain, soulignant que la résolution 2440 stipule clairement que « le plein respect par le Polisario de ces engagements aidera à maintenir l’élan en faveur du processus politique ».


L’ambassadeur a, enfin, averti le Secrétaire général et le Conseil de Sécurité que le Maroc « ne saurait tolérer la récurrence de ces provocations qui menacent sérieusement la paix et la sécurité régionales et compromettent les efforts du Secrétaire Général de l’ONU et de son Envoyé Personnel », les appelant, au même titre que la Minurso, à condamner ces violations et exiger du Polisario de « les arrêter immédiatement, de mettre en œuvre ses engagements et de respecter les résolutions du Conseil de Sécurité ».

Par La rédaction
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