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MaghrebAlgérie: Bouteflika candidat à sa réélection, promet une présidentielle anticipée

03.03.2019 à 19 H 42 • Mis à jour le 03.03.2019 à 19 H 42
Par La rédaction
Dans une lettre adressée au peuple algérien, et lue à la télévision, Abdelaziz Bouteflika promet, s'il est élu, une présidentielle anticipée où il ne sera pas candidat

Abdelaziz Bouteflika a promis que s’il était élu pour le 5e mandat, une élection présidentielle anticipée aurait lieu en Algérie d’ici un an et il n’y serait pas candidat, a annoncé dimanche la télévision algérienne.


Le président algérien s’est engagé dimanche, s’il était élu le 18 avril, à ne pas aller au bout de son mandat et à se retirer à l’issue d’une présidentielle anticipée, dont la date serait fixée à l’issue d’une « conférence nationale ».


« Je m’engage à l’organisation d’une élection présidentielle anticipée » dont la date sera arrêtée par une « conférence nationale » mise en place après le scrutin du 18 avril et « je m’engage à ne pas être candidat à cette élection », a indiqué Bouteflika dans une lettre transmise et lue dimanche soir à la télévision nationale, confirmant ainsi sa candidature à la prochaine présidentielle.



Plus tôt, Bouteflika, 82 ans, était déjà annoncé candidat à sa réélection lors de la présidentielle du 18 avril, rapportait la chaîne Ennahar TV. Les documents nécessaires au dossier ont été déposés dimanche au Conseil constitutionnel, dit-elle.


Cette candidature est contestée depuis des jours par des milliers d’Algériens qui estiment que le chef de l’Etat, victime d’un AVC en 2013, n’est plus en état de diriger le pays.


Les autorités n’ont pas confirmé que Bouteflika était candidat mais l’agence de presse officielle APS a publié sa déclaration d’avoirs, qui est formellement requise dans un dossier de candidature.


Des dizaines de milliers d’Algériens sont de nouveau descendus dans les rues d’Alger et d’autres villes, dimanche, en réclamant que le chef de l’Etat renonce à briguer un cinquième mandat.


Bouteflika, qui vient d’avoir 82 ans et qui, depuis son AVC en 2013, paraît rarement en public, avait jusqu’à ce dimanche soir pour déposer au Conseil constitutionnel les documents officialisant sa candidature.


Il n’était pas tenu de le faire en personne, a précisé APS.


Samedi encore, le président algérien se trouvait à Genève où il passe depuis une semaine des examens médicaux, selon des médias suisses.


« Non à un cinquième mandat ! », ont scandé des étudiants massés sur un campus proche du Conseil constitutionnel, autour duquel des forces de sécurité avaient été déployées en nombre.


Des manifestants se sont également rassemblés par milliers dans les villes d’Oran, Batna, Blida, Skikda ou Bouira.


Le premier candidat à déposer sa candidature a été le général à la retraite Ali Ghediri, qui a dit vouloir « dire au peuple qu’une nouvelle ère a commencé ».


En fin de journée dimanche, sept candidatures avaient été déposées.


Vendredi, des dizaines de milliers d’Algériens avaient déjà manifesté à travers le pays notamment à Alger, qui n’avait plus connu une aussi imposante manifestation depuis huit ans.

Par La rédaction
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