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ActivismeNouvelle-Zélande: Le Polisario lance une flottille contre une cargaison d’OCP

23.11.2019 à 00 H 00 • Mis à jour le 23.11.2019 à 00 H 09
Par Kenza Filali
L’activisme des organisations pro-Polisario établies en Nouvelle-Zélande contre le phosphate importé d’OCP a franchi un nouveau palier. L’une d’elle, qui dit s’inspirer des actions coup de poing des mouvements anti-nucléaires des années 80, envisage une « action pirate » en mer contre un navire transportant du minerai de Phosboucraâ à son client Ravensdown Fertiliser

Le groupe OCP avait déjà répliqué le 5 novembre dans la presse locale néo-zélandaise à la campagne d’activisme menée par des organisations proches du Polisario installées à Wellington l’accusant de participer au « pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental ». Un intense lobbying dans le sillage de l’affaire du Cherry Blossom, ce cargo-vraquier à destination de la Nouvelle-Zélande, saisi par la justice sud-africaine, et qui au final a tourné au désavantage pour le Front Polisario.


Selon Stuff, des manifestants affiliés au groupe de pression Take Em Down Otautahi, prévoient d’organiser et lancer une flottille dans le port de Lyttelton pour protester contre la venue d’un navire transportant du phosphate du gisement de Phosboucraâ au Sahara Occidental destiné à Ravensdown Fertiliser, un des principaux clients du groupe OCP dans le pays.


Son initiatrice, l’activiste Josie Butler, a déclaré que son groupe s’inspirait des mouvements anti-nucléaires très actifs en Océanie dans les années 80 à travers des « escadrons pour la paix ».


Soutenue par des syndicats de travailleurs portuaires, son organisation, proche du Polisario, avait proposé de monter à bord du cargo Federal Crimson qui devrait arriver à Lyttelton début décembre avec 51 000 tonnes de roche phosphatée, pour remettre à l’équipage du navire une « lettre de protestation ».


L’action a été rejetée par Ravensdown Fertiliser qui a rappelé que son commerce avec OCP est légal et conforme aux attentes des Nations Unies.


« Une grande partie de l’approvisionnement mondial en phosphate provient du Sahara Occidental », écrit faussement Stuff sur la base des allégations du Polisario qui fait, depuis plusieurs mois, pression sur le premier ministre néo-zélandais Jacinda Ardern pour que Wellington mette un terme à ces importations.


Lire à ce sujet  : Le groupe OCP réplique à la propagande du Polisario en Nouvelle-Zélande

 

Gareth Richards, responsable de la communication du groupe Ravensdown, a déclaré qu’il s’agissait d’un « conflit géopolitique complexe ». « Notre politique reste d’encourager l’ONU à tout mettre en œuvre pour trouver une solution politique au conflit, à faire tout ce qui est en son pouvoir pour explorer de nouvelles sources de phosphate et à continuer d’encourager OCP à faire ce qu’il peut pour la population locale ». Ravensdown a « exploré des alternatives », a-t-il cependant dit.


Lire aussi  : Rapport KPMG, 7 clés pour comprendre l’exploitation du phosphate au Sahara


Il a en outre déclaré qu’OCP a assuré à Ravensdown que tous les fonds provenant de l’exploitation de la mine de Phosboucraâ « sont investis dans des programmes locaux qui bénéficient au peuple sahraoui ».

Par Kenza Filali
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