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ElectionsAlgérie: Tebboune élu président, les manifestations reprennent

13.12.2019 à 13 H 33 • Mis à jour le 13.12.2019 à 13 H 34
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Abdelmadjid Tebboune arrive au pouvoir en Algérie dans un contexte économique préoccupant, avec un taux de chômage qui touche un quart des moins de 30 ans, et une chute des exportations de gaz et de pétrole, principales ressources du pays, ces dernières années

L’ancien Premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika Abdelmadjid Tebboune a été élu dès le premier tour de l’élection présidentielle en Algérie, à l’issue d’un scrutin boycotté par le mouvement de contestation populaire Hirak qui s’oppose au maintien au pouvoir de la vieille garde du pays.


Proche de l’ancien président, l’ex-ministre, qui est âgé de 74 ans, a été élu avec 58,15 % des suffrages selon les résultats préliminaires, a annoncé vendredi le président de l’autorité nationale des élections, qui a fait état d’un taux de participation de 40 %.


Abdelmadjid Tebboune faisait face à quatre autres candidats –  Ali Benflis, qui a dirigé le gouvernement en 2000-2003, Azzeddine Mihoubi, ancien ministre de la Culture soutenu par le Front de libération nationale (FLN), Abdelkader Bengrine, ex-ministre du Tourisme, et Abdelaziz Belaïd, ancien membre du comité central du FLN.


Aucune mission d’observation étrangère n’a été accréditée pour ce scrutin provoqué par la démission d’Abdelaziz Bouteflika, écarté du pouvoir début avril sous la pression de la rue et de l’armée alors qu’il s’apprêtait à briguer un cinquième mandat.


A l’origine de son départ, les partisans du Hirak qui a débuté en février, ont prévenu ces derniers jours qu’ils n’accorderaient aucun crédit aux résultats officiels, estimant que les cinq candidats étaient tous issus de la vieille garde qui monopolise le pouvoir depuis l’indépendance, en 1962.


Des milliers de manifestants, qui réclament le départ de l’ensemble de l’élite au pouvoir au profit d’une nouvelle génération, ont défilé dans les rues ce vendredi pour manifester contre les résultats.



Jeudi, des milliers de personnes avaient déjà défilé dans les rues d’Alger et d’autres villes aux cris de “Pas de vote ! Nous voulons la liberté !”  pour dénoncer la tenue de l’élection présidentielle.


« Nous avons renversé Bouteflika, nous renverserons tout le système », a prévenu Riad Mekersi, un jeune de 24 ans qui n’a manqué aucune manifestation du mouvement Hirak à Alger. « Nous n’abandonnerons pas ».


Au-delà de ce contexte social agité, Abdelmadjid Tebboune arrive au pouvoir dans un contexte économique préoccupant, avec un taux de chômage qui touche un quart des moins de 30 ans, et une chute des exportations de gaz et de pétrole, principales ressources du pays, ces dernières années.

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