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PandémieCoronavirus: Des centaines de Marocains coincés aux frontières avec l’Espagne

13.03.2020 à 11 H 16 • Mis à jour le 13.03.2020 à 11 H 56
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La décision de Rabat, en accord avec Madrid, de fermer ses frontières maritimes et aériennes est lourd de conséquence : plusieurs Marocains demeurent coincés à Algésiras, Ceuta et Melilla tandis, que la situation sociale au nord du pays risque de s’aggraver avec l’arrêt soudain de la contrebande à Melilla

L’interruption des vols d’Italie et d’Espagne vers le Maroc, mais aussi la fermeture des ports du nord du pays, ne sont pas sans conséquence. Ce sont plusieurs centaines de Marocains qui se sont retrouvés coincés à Algésiras, Ceuta (Sebta) et Melilla. La plupart, résidents dans ces pays très touchés par le coronavirus ont perdu leur travail. Ils ont choisi de rentrer temporairement au Maroc en attendant la résorption de la pandémie dans leurs pays d’accueil, précise El Confidencial.


Le média espagnol ajoute que c’est justement afin de contrecarrer cette vague de retour que Rabat n’avait eu d’autres choix que de fermer ses postes frontières, en accord avec les autorités espagnoles. Actuellement, les Marocains bloqués aux frontières, ont organisé une manifestation devant le consulat à Algésiras pour exiger une solution.


Manifestation de MRE devant le consulat marocain d'Algésiras. DR


Fin anticipée de la contrebande à Melilla

Derrière la décision de Rabat, plane également l’ombre du dossier de la contrebande. En octobre dernier, les autorités marocaines avaient décidé de mettre un terme au trafic dans la région, pourtant principales ressources de milliers de familles dans le nord, en fermant la frontière avec la ville de Sebta (Ceuta).


Le patron de la douane marocaine, Nabyl Lakhdar, avait confié à la presse que Melilla devait être la prochaine ville sujette à un isolement, pour combattre la contrebande avec les enclaves espagnoles. Dans ses déclarations à EFE, Lakhdar expliquait qu’il n’était question que de temps avant que les mesures de Sebta puissent être appliquées à Melilla. Le délai s’expliquant par la volonté de ne pas susciter une incompréhension parmi sa population. Dans cette optique, les mesures de précaution induites par la pandémie du Coronavirus n’ont fait qu’accélérer la chose.


Au-delà du dossier de contrebande, ce sont également plusieurs milliers de Marocains opérant légalement dans les deux villes contrôlées par l’Espagne qui ne vont pas pouvoir se rendre à leur travail. Si pour certaines professions, des mesures alternatives sont prévues, à l’image du télétravail, ce n’est pas le cas pour d’autres métiers (domestiques ou dans la restauration).

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Le Desk Newsroom