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Face au Covid-19MHE au front contre la critique sur les masques «Made in Morocco»

10.04.2020 à 16 H 09 • Mis à jour le 27.04.2020 à 13 H 21
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Pas moins de 5 millions de masques marocains de protection contre le Covid-19 seront très prochainement produits quotidiennement aux normes Imanor pour le marché national. L’export, objet de polémique, ne se fera qu’ultérieurement après satisfaction de la demande locale. En visite à l’usine Soft Tech reconvertie comme dix autres au Maroc, le ministre de l’Industrie a donné ses explications à la presse

Le Maroc est en phase d’atteindre les 5 millions de masques produits quotidiennement, selon des déclarations faites à la presse par le ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy (MHE). Cette production impressionnante s’explique selon le ministre par la décision du roi, depuis les quatre dernières années, de produire au Maroc des sacs non tissés afin de mettre fin à l’utilisation des sacs en plastique. « Ce sont les mêmes usines utilisées pour produire les masques », fait savoir Elalamy.


Présent sur le site de l’usine casablancaise de Soft Tech, qui produit 2 millions de masques par jour, le ministre a précisé que la production suit des normes internationales, sous l’égide de d’Imanor (Institut marocain de normalisation). « Des normes spécifiques ont été élaborées pour ces masques, afin qu’il ne puissent pas y avoir de risques de contamination », a expliqué MHE.



Abderrahim Taibi, le directeur d’Imanor a précisé pour sa part que les caractéristiques des masques ne portent pas atteinte à leur utilisateur, « tout en le protégeant ». « Ces normes marocaines, comme toutes les normes, peuvent évoluer et tout le monde est le bienvenu pour y contribuer », précise le responsable.


Réagissant à la polémique de l’export des masques marocains, le ministre a clarifié les choses en précisant que les bavettes « sont destinées uniquement au Maroc. Si jamais on compte vendre pour l’étranger, ça sera dans d’autres usines avec une matière première importée qui vont créer des offres d’emploi », affirme MHE.

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Le Desk Newsroom