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BudgetLe gouvernement opte pour une austérité mesurée jusqu’au 30 juin

15.04.2020 à 04 H 15 • Mis à jour le 15.04.2020 à 04 H 20
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Le gouvernement a finalement opté pour une austérité mesurée en ne coupant pas à la serpe dans toutes les dépenses publiques, mais seulement celles qui sont non essentielles. Dans une circulaire datée du 14 avril, Saâdeddine El Otmani requiert des ministères et EEP d’activer l’élaboration des listes d’engagements prioritaires afin de les valider au plus vite avec les Finances. Le détail de ce qui est maintenu et de ce qui passe à la trappe

L’exécutif a finalement coupé la poire du budget en deux. La commande publique ne sera pas réduite de manière drastique. La circulaire signée ce 14 avril par le chef de gouvernement prévoit que les restrictions des dépenses non essentielles au fonctionnement des secteurs vitaux de l’Etat seront en vigueur jusqu’au 30 juin.


Dans son courrier à l’adresse de tous les départements ministériels, Saâdeddine El Otmani a d’abord rappelé le cadre tracé lors du Conseil du gouvernement tenu le 6 avril qui avait abouti à l’exigence de freiner les dépenses publiques en considération de la crise sanitaire exceptionnelle que connaît le pays. Dans ce sens, chaque département ministériel et établissement public (EEP) est appelé à adopter un plan de gestion raisonné sur les dix semaines à venir.


La mise en œuvre de cette décision se fera en coordination par chaque entité soumise à la gouvernance de l’Etat avec le ministère de l’Economie et des Finances et le ministère. Cette étape servira à fixer la liste des dépenses prioritaires au niveau du budget général de l’Etat, du budget des services gérés de manière autonome (SEGMA) et de celui des Comptes spéciaux du Trésor.


La liste des dépenses prioritaires obéit à une classification circonscrite par la circulaire de la Primature, à savoir :


–  Les dépenses de fonctionnement impérieuses comme les salaires des fonctionnaires et autres salariés, les factures d’eau, d’électricité et de télécommunications, les loyers, baux et charges de compensation, les bourses d’études, les frais de maintenance des matériels et infrastructures, les charges de gardiennage et d’hygiène, et le règlement des droits et licences d’exploitation des logiciels informatiques.


–  Les dépenses d’investissement et d’équipement de projets financés par des bailleurs étrangers ou ceux exécutés par des entreprises nationales qui utilisent exclusivement des produits d’origine marocaine


–  Les dépenses consacrées à la gestion de la pandémie du Covid-19.


–  Les dépenses réservées au Fonds d’appui à la cohésion sociale et au soutien des familles.


–  Les dépenses consacrées à la lutte contre les effets de la sécheresse.


En contrepartie, les dépenses qui devront être réduites ou annulées devront tout particulièrement porter sur les frais de transport et de déplacement, de gestion du parc automobile, de location et d’aménagement et d’équipement et d’ameublement de locaux, l’organisation de congrès et de conférences.


Sont cependant exclus de ces coupes budgétaires provisoires les départements de la Santé et les secteurs de la sécurité nationale comprenant le ministère de l’Intérieur, les services qui en dépendent (DGSN et DGST, notamment) ainsi que l’Administration de la Défense nationale.


Dans la perspective d’établir, dans les plus brefs délais, les arrêtés conjoints entre les départements concernés et le ministère des Finances, le chef du gouvernement exhorte dans sa circulaire les ministères et EEP à activer l’élaboration de ces listes. Des réunions seront par la suite programmées avec la Direction du budget dépendante du ministère des Finances selon un calendrier préétabli.


Saâdeddine El Otmani a conclu son courrier en insistant sur le fait de procéder aux règlements en suspens en faveur des entreprises en contrat avec l’Etat, notamment les PME et TPME dans le souci de préserver les emplois et d’alléger le fardeau de la crise.


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Le Desk Newsroom