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Parti-prisAu Maroc, l’Etat profond reprend le contrôle du pouvoir, estime Bloomberg

26.07.2020 à 09 H 34 • Mis à jour le 26.07.2020 à 09 H 35
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Selon l’agence de presse américaine, le pouvoir central utilise la pandémie du nouveau coronavirus pour « achever le renversement des réformes démocratiques qui lui ont valu les éloges des États-Unis et de l'Europe et ont fait du pays un modèle dans une région agitée »

Au Maroc, l’État profond a repris le contrôle du pouvoir à l’aune de la crise du Covid-19, estime l’agence de presse américaine Bloomberg, qui dans un billet d’analyse, avance qu’à l’instar de pays d’Amérique latine ou de la Chine qui ont adopté une ligne plus dure à l’égard de leur dissidence, le royaume est en passe d’achever « le renversement des réformes démocratiques qui lui ont valu les éloges des États-Unis et de l’Europe et ont fait du pays un modèle dans une région marquée par les turbulences ».


Bloomberg cite ainsi le « verrouillage » entrepris face à la progression de la pandémie qui s’étend aux voix critiques du régime. Des mesures, rappelle l’agence de presse, décriées par la Commission onusienne des droits de l’Homme des Nations Unies. « Le parlement, quant à lui, est mis à l’écart, ses fonctions de plus en plus usurpées par le Makhzen », écrit Bloomberg.


« Il y a maintenant une perspective de troubles croissants alors que l’économie marocaine, dépendante du tourisme, des exportations vers l’Europe et de l’agriculture, est ravagée à la fois par le Covid-19 et par la pire sécheresse depuis une génération », ajoute la même source, relevant que le PIB du Maroc pourrait se contracter de 5,2 % cette année et que le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) estime que 2 millions d’emplois seront perdus dans un pays déjà en proie au chômage des jeunes. « Ce sera la première récession sous le roi Mohammed VI et un test de résilience sans précédent de son règne de 21 ans », tranche Bloomberg.

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