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AFFAIRESLe rapport Doing Business suspendu en raison d’irrégularités

27.08.2020 à 18 H 37 • Mis à jour le 27.08.2020 à 19 H 46
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Classé 53ème sur 190 pays, le Maroc ne manque pas de rappeler son évolution dans le classement Doing Business du Groupe de la Banque Mondiale dédié au climat des affaires. Ce 27 août, le GBM a annoncé sa suspension en raison d'irrégularités

Ce 27 août, la Banque mondiale a annoncé la suspension du rapport Doing Business en raison « d’irrégularités de données constatées ». Dans une déclaration du Groupe de la Banque mondiale, on précise que le rapport Doing Business a été durant ses 17 années d’existence «  un outil précieux pour les pays cherchant à mesurer le climat des affaires » affirme l’institution de Bretton Woods.



 

D’après la GBM, « un certain nombre d’irrégularités ont été signalées concernant la modification des données des rapports Doing Business 2018 et 2020, publiées en octobre 2017 et 2019 ». En raison de ces irrégularités, la Banque mondiale annonce « une évaluation systématique des changements de données survenus après le processus d’examen des données institutionnelles pour les cinq derniers rapports Doing Business ».

 

De plus, un audit interne indépendant sera mené afin d’évaluer les processus de collecte et d’examen des données du Doing Business. « Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a été informé de la situation, tout comme les autorités des pays les plus touchés par les irrégularités dans les données », indique-t-on tout en soulignant que la publication dudit rapport sera suspendue le temps de procéder à l’évaluation.


Au Maroc, le rapport Doing Business a toujours été considéré comme un indicateur phare de l’attractivité économique du pays. La preuve, un avant-projet de loi modifiant la loi 17-95 relative aux sociétés anonymes, publié sur le site du Secrétariat Général du Gouvernement, mentionne ledit rapport, n’hésitant pas à rappeler que le Maroc est actuellement classé au 53ème rang sur 190 pays. En 2010, le Maroc était classé à la 128ème place. La réforme de la législation portant sur les sociétés anonymes devrait permettre l’évolution du Maroc dans ce classement, précise-t-on.


Dans la note introductive, on ne manque pas de souligner que le Maroc « souhaite améliorer sa position selon cet indicateur  », faisant référence à la lettre royale adressée aux participants à la 2ème conférence internationale sur la Justice tenue en octobre 2019.


À l’international, le rapport est souvent la cible de critiques comme le relève Reuters. Il « avait été critiqué début 2018 lorsque l’économiste en chef de la Banque mondiale, Paul Romer, a déclaré que les modifications méthodologiques du rapport avaient peut-être été biaisées contre la présidente socialiste chilienne de l’époque, Michelle Bachelet. Le rapport publié en 2017 a fait chuter le Chili au 55e rang contre 34e en 2014, lorsque Bachelet a pris ses fonctions », précise l’agence de presse. Paul Romer avait par la suite déposé sa démission.

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Le Desk Newsroom