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SaharaLes FAR éliminent El Bendir, « gendarme en chef » du Polisario, sans tambour ni trompette

07.04.2021 à 18 H 54 • Mis à jour le 07.04.2021 à 18 H 58
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L’agence de presse SPS, bras médiatique officiel du Polisario, vient de confirmer le décès du chef de la gendarmerie du mouvement séparatiste soutenu par Alger, sans donner de détails sur les circonstances de sa mort. Selon plusieurs sources pro-Polisario, il aurait été abattu par un drone des Forces armées royales. Une information qui n’a été confirmée à ce stade par aucune source officielle marocaine

Plusieurs médias pro-Polisario, ainsi que des sources individuelles dont l’activiste et militant sahraoui Mustapha Salma, ont annoncé aujourd’hui le décès du chef de la gendarmerie du Polisario, Dah El Bendir, qui aurait été abattu, selon les mêmes sources, par un drone marocain, alors qu’il tentait de mener à la tête d’un groupe de miliciens, une attaque militaire contre des positions des Forces armées royales (FAR) au Sahara et ce depuis la zone située à l’est du mur de défense.


Reprise par plusieurs médias marocains, l’information vient d’être confirmée par le Polisario. L’agence Sahara Press Service (SPS), bras médiatique du Front, a annoncé ce mercredi en fin d’après-midi que Dah El Bendir, est mort « sur le champ de bataille » mardi 6 avril, le qualifiant de « martyr » sans livrer plus de détails sur les circonstances de sa mort.


Radio Algérie, citée par le média mauritanien Al Akhbar, semble être le premier média à évoquer le décès du responsable du Front à la suite du raid d’un drone marocain qui aurait fait éventuellement d’autres victimes en sus d’El Bendir. La télévision d’Etat algérienne lui a emboité le pas relayant la même information.


A ce stade, du côté du Polisario comme du côté des FAR, aucune version officielle ne vient confirmer l’élimination d’El Bendir par un drone. L’information, si elle s’avère fondée, voudrait dire que le Maroc inaugure les frappes ciblées comme les États-Unis et Israël dans une logique de réplique aux tentatives d’incursion des milices du Polisario au delà du berm de défense.


Selon l’agence de presse du Polisario, El Bendir, 65 ans, a rejoint le front des séparatistes en 1978. Trois ans plus tard, il entame ses études en génie militaire à l’Académie militaire de Cherchell en Algérie, dont il sort diplômé en 1984. Sa carrière est ensuite faite d’une succession de postes importants au sein du Front, culminant en 2018 à sa nomination à la tête de la gendarmerie.

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Le Desk Newsroom