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PolisarioLes motifs avancés par le juge Pedraz pour refuser d’entraver la liberté de Ghali

01.06.2021 à 13 H 08 • Mis à jour le 01.06.2021 à 13 H 14
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Le magistrat espagnol Santiago Pedraz a convenu que le chef du Polisario fournisse une adresse et un numéro de téléphone en Espagne afin d'être localisé. Le procureur et l'avocat de la défense se sont opposés à l'adoption de mesures conservatoires, donnant le choix à Ghali de quitter le territoire espagnol

Le juge de la Cour nationale espagnole, Santiago Pedraz a refusé d’ordonner l’emprisonnement provisoire ou tout autre type de mesures conservatoires à l’encontre de Brahim Ghali, une fois que le chef du Polisario s’est prononcé ce mardi par visioconférence depuis l’hôpital de Logroño devant le magistrat.


Dans des dossiers séparés qui répondent à la demande de mesures de la part des plaignants dans les deux cas pour lesquels il s’est déclaré, le magistrat a convenu que Ghali fournisse une adresse et un numéro de téléphone en Espagne afin d’être localisé. Le procureur et l’avocat de la défense se sont opposés à l’adoption de mesures conservatoires, permettant à Ghali de quitter le territoire espagnol.


Aucun risque de fuite, selon le juge… 

Le juge a souligné que dans la présente affaire « aucun risque de fuite ne peut être apprécié ». Un jet algérien était pourtant déjà en partance ce matin pour l’Espagne pour rapatrier le chef du Polisario avant même que le magistrat ne se prononce. Le Gulfstream présidentiel algérien a finalement rebroussé chemin à la verticale d’Ibiza, alors qu’il était déjà dans l’espace aérien espagnol…


La décision du juge Santiago Pedraz après l'audition de Brahim Ghali le 1er juin 2021.

 

« Il n’y a aucun élément de preuve permettant d’apprécier que la personne faisant l’objet de l’enquête puisse ou veuille se soustraire à l’action de la justice, d’autant plus que dès qu’elle a eu connaissance des faits enquêtés, elle a comparu dans l’affaire et a en a accepté à le principe, même au vu de l’état de santé dans lequel elle se trouve, ce qui aurait permis à sa défense de demander le report de la déclaration », a pourtant ajouté le juge Pedraz.


Le magistrat a ajouté que Ghali ne peut « cacher, altérer ou détruire les sources de preuves pertinentes pour l’accusation, notamment au vu de la date des faits enquêtés et qu’aucune preuve n’a été demandée et encore moins qu’elle peut agir contre les avoirs juridiques de toute victime ».


Enfin, le juge a indiqué que « le rapport de l’accusation n’a pas fourni d’éléments circonstanciels. Les déclarations des témoins dans l’affaire n’ont pas de preuves corroborantes et ne peuvent soutenir les faits exposés lors de l’enquête pouvant confirmer l’existence de raisons suffisantes pour le croire responsable de tout crime. Il ne suffit évidemment pas d’accepter des mesures de précaution personnelles pour indiquer que M. Ghali est entré illégalement en Espagne ».

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