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ExécutifGouvernement Akhannouch : continuité, nouveaux entrants et féminisation

07.10.2021 à 23 H 23 • Mis à jour le 07.10.2021 à 23 H 31
Par et
Le nouveau gouvernement, nommé, jeudi, par le Roi Mohammed VI, compte 24 ministres et ministres délégués, dont 18 sont issus des trois partis politiques composant la majorité gouvernementale et 6 sans appartenance politique (SAP). 7 femmes occupent une fonction ministérielle, une première. Voici leurs profils

Dirigé par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch (RNI), le nouveau cabinet nommé par le roi Mohammed VI ce jeudi 7 octobre lors d’une cérémonie au Palais royal de Fès, regroupe 19 ministres et cinq ministres délégués, dont 7 femmes et 7 ministres reconduits.


Ainsi en est-il du ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit (SAP) qui rempile au même département. Lauréat de l’École polytechnique de Paris et de l’École nationale des ponts et chaussées, M. Laftit a été nommé auparavant Wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, gouverneur de la préfecture de Rabat.


Idem pour Nasser Bourita (SAP), reconduit au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.


Titulaire d’une licence en droit public et diplômé des études supérieures en droit international public de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat, Bourita est un pur produit du département des Affaires étrangères où il a enchaîné divers postes de responsabilité.


Il en va également pour Ahmed Toufiq (SAP), reconduit au ministère des Habous et des Affaires islamiques. Titulaire d’une licence es-Lettres (option histoire) de la Faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat, il est président de la Fondation de la Mosquée Hassan II de Casablanca.


Dans la liste figure aussi Abdellatif Loudiyi (SAP), inamovible ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’Administration de la défense nationale. Loudiyi a occupé plusieurs postes de responsabilité dans diverses administrations publiques, notamment au ministère des Finances.


C’est le cas également de Mohamed Hajoui (SAP), nommé Secrétaire général du gouvernement. Titulaire d’un doctorat en droit, il a aussi été secrétaire général de la Primature et membre du comité directeur du « Rapport du cinquantenaire ».


7 ministères à égalité pour le RNI et le PAM, 4 pour l’Istiqlal

Outre le poste du Chef de gouvernement, le Rassemblement National des Indépendants (RNI) a hérité de 7 portefeuilles ministériels au même titre que son allié le Parti Authenticité et Modernité (PAM), alors que le Parti de l’Istiqlal (PI) s’est vu confier 4 départements.


Dans la nouvelle composition, Nadia Fettah Alaoui (RNI) hérite du ministère de l’Économie et des Finances, avant un mandat en tant que ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie sociale et solidaire dans l’ancien gouvernement. Cette diplômée de l’École de commerce HEC Paris, qui avait entamé sa carrière en 1997 en tant que consultante chez Arthur Andersen, sera ainsi la première femme à occuper le poste d’argentier du Royaume, une première dans l’histoire des gouvernements marocains.


C’est le cas également de Mohcine Jazouli (RNI), qui a changé le poste de ministre délégué chargé de la Coopération africaine contre celui de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques.


Diplômé de l’université Paris Dauphine et de Paris XI Orsay et fondateur de Valyans en 2005, Jazouli compte à son actif une carrière de 14 ans d’expérience dans des cabinets conseil internationaux, dont Ernst &  Young.


Chakib Benmoussa (RNI) hérite du département de l’Education nationale, du préscolaire et des sports. Président de la Commission spéciale chargée du Nouveau modèle de développement, Benmoussa, jusque-là ambassadeur du Maroc en France, était à la tête du département de l’Intérieur à la suite d’un remaniement du gouvernement Driss Jettou en 2006, avant d’être reconduit dans ses fonctions le 15 octobre 2007, dans le gouvernement Abbas El Fassi, jusqu’au 4 janvier 2010, Wali secrétaire général du ministère de l’Intérieur et président du Conseil économique, social et environnemental (CESE).


Le Secrétaire général du PAM, Abdellatif Ouahbi (PAM), fait son entrée au gouvernement en tant que ministre de la Justice. Avocat inscrit à la Cour internationale, il a été élu parlementaire de la circonscription de Taroudant-Nord pour trois mandats successifs.


Ancien président du groupe parlementaire du PAM et ancien président de la Commission de la Justice à la Chambre des Conseillers, il a également été vice-président de la Chambre haute.


Le Secrétaire général du Parti de l’Istiqlal (PI), Nizar Baraka, opère un comeback au gouvernement à la tête du ministère de l’Equipement et de l’eau. Ancien président du CESE, il a été ministre de l’Economie et des finances et ministre délégué aux affaires économiques et générales dans d’anciens gouvernements.


Mohamed Sadiki (RNI) coiffe le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. Ancien directeur de l’IAV, il a été Secrétaire général du département de l’agriculture.


L’avocate Fatima Ezzahra Mansouri (PAM) intègre le nouveau gouvernement en tant que ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’Habitat et de la politique de la ville. Maire de Marrakech, elle est présidente du Conseil national du PAM.


La maire de Casablanca, Nabila Rmili (RNI), fait également son entrée au gouvernement pour présider aux destinées du ministère de la Santé et de la protection sociale, dont elle est la première femme à occuper ce poste. Jusqu’ici directrice régionale de la Santé de Casablanca-Settat et l’un des visages de la gestion de la Covid-19 dans la région la plus touchée par la pandémie, Rmili, a fait sa carrière dans le domaine de la santé publique.


Younes Sekkouri (PAM) a été nommé ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences. Auparavant chargé de mission au ministère de l’Intérieur et député du PAM, membre de la commission des Finances à la première Chambre, il est titulaire d’un doctorat en Stratégies de l’ISCAE, d’un Executive doctorat de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées et d’un MBA de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées.


Le ministère de l’Industrie et du commerce connaît l’arrivée d’un nouveau ministre en la personne de Ryad Mezzour (PI), un ingénieur de l’Ecole polytechnique de Zurich.


Chef du cabinet du ministre de l’Investissement, de l’industrie et du commerce, Mezzour est membre de bureau exécutif de l’Alliance des économistes istiqlaliens.


Fatim-Zahra Ammour (RNI) a été nommée ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale et solidaire. Consultante indépendante en développement des affaires et stratégies marketing (Luxembourg-Casa), elle a été commissaire générale d’Expo Milano 2015 et directrice du Festival Timitar.


Parmi les femmes ministres, figure également Leila Benali (PAM), qui dirigera le département de la Transition Énergétique et du Développement durable. Membre de la commission spéciale du ministère de Développement, elle est actuellement Chief Economist à International Energy Forum.


Ghita Mezzour (PAM) sera, quant à elle, à la tête du ministère déléguée chargée de la Transition numérique et de la réforme administrative. Professeur à l’université Internationale de Rabat et professeur visiteur à l’université Maryland au College Park, elle est titulaire d’un Ph.D Génie électrique et informatique de Carnergie Mellon University et d’un Master en système de communication de l’Ecole polytechnique Fédérale de Lausanne.


La liste des ministres délégués comprend aussi Mustapha Baitas (RNI) qui sera chargé des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement. Titulaire d’une Licence en Droit cycle de l’ENA de Rabat, ce lieutenant de Aziz Akhannouch a été conseiller parlementaire auprès du ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime.


Figure de la jeunesse du PAM, Mohammed Mehdi Bensaid intègre la gestion gouvernementale comme ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication. Titulaire d’une licence en droit pénal de l’Université de Toulouse I et d’un Master en géopolitique de l’IRIS SUP’ , il est membre du bureau politique du PAM et co-fondateur de Neo-Motors. Elu député de la circonscription de Rabat-Océan, il était président de la commission des Affaires étrangères au Parlement.


Parmi les visages féminins du nouveau cabinet, Aouatif Hayar (PI) coiffera le département de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille. Titulaire d’un doctorat en traitement du signal et des télécommunications de l’Institut national polytechnique de Toulouse, elle est présidente de l’Université Hassan II de Casablanca et membre du Conseil d’administration de l’ISCAE de Casa, de l’Ecole centrale de Casa, de l’Institut Pasteur et membre du CHU de la métropole.

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