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AfriqueCoup d’Etat au Niger : le Maroc souligne l’importance de maintenir la stabilité du pays

30.07.2023 à 23 H 51 • Mis à jour le 30.07.2023 à 23 H 51 • Temps de lecture : 4 minutes
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Le Maroc suit de près les récents événements au Niger et souligne l'importance de maintenir la stabilité de ce pays, a déclaré l'Ambassadeur Représentant Permanent du Maroc auprès de l'Union africaine et de la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi. La CEDEAO envisage une intervention armée pour rétablir à son poste le président élu, Mohamed Bazoum renversé par les putschistes

Le Maroc « suit de près les récents événements en République du Niger et souligne l’importance de maintenir la stabilité de ce pays frère ».


« Le Maroc fait confiance à la sagesse du peuple et des forces vives du Niger pour préserver les acquis, maintenir son rôle régional constructif important et œuvrer à la réalisation des aspirations du peuple frère du Niger », a affirmé l'Ambassadeur Représentant Permanent du Maroc auprès de l'Union africaine et de la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi, qui intervenait lors d’une réunion urgente du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine sur la situation au Niger.


Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), réunis dimanche à Abuja, ont donné un ultimatum d'une semaine aux putschistes au Niger pour restaurer l'ordre constitutionnel, affirmant ne pas exclure un « recours à la force ».


La CEDEAO a notamment demandé « la libération immédiate » du président Bazoum et le « retour complet à l'ordre constitutionnel en République du Niger », selon les résolutions lues à la fin de ce sommet extraordinaire présidé par le chef d'Etat nigérian Bola Tinubu.


Si ces demandes ne « sont pas satisfaites dans un délai d'une semaine », la CEDEAO « prendra toutes les mesures nécessaires » et « ces mesures peuvent inclure l'usage de la force », selon ces résolutions.


Les chefs d'Etat de la CEDEAO ont également décidé la suspension « immédiate » de « toutes les transactions commerciales et financières » avec le Niger et le gel des avoirs des putschistes.


Manifestations anti-françaises à Niamey

Des milliers de personnes ont manifesté devant l'ambassade de France, dimanche à Niamey, avant d'être dispersées par des grenades lacrymogènes.


Certains manifestants ont insisté pour entrer dans le bâtiment, d'autres ont arraché la plaque affichant « Ambassade de France au Niger », avant de la piétiner sur le goudron et de la remplacer par des drapeaux nigériens.


La manifestation avait débuté par une marche en direction de l'Assemblée nationale, la foule brandissant des drapeaux nigériens. Certains ont insisté pour entrer dans le bâtiment, d’autres ont arraché la plaque affichant « Ambassade de France au Niger », avant de la piétiner et de la remplacer par des drapeaux russe et nigérien. « Vive Poutine »« vive la Russie »« à bas la France », crient des manifestants


Le mouvement civil M62, qui avait déjà protesté contre l'opération Barkhane de l'armée française au Sahel et au Sahara, a lancé l'appel à manifester.


Un rassemblement vivement condamné par la France. Le président de la République, Emmanuel Macron, « ne tolérera aucune attaque contre la France et ses intérêts » au Niger et Paris répliquera « de manière immédiate et intraitable », a fait savoir l’Elysée.


Niamey était à ce jour le dernier allié avec lequel Paris entretient un partenariat dit « de combat » contre les djihadistes, dans cette région minée par l’instabilité, la précarité et les attaques. Paris compte actuellement quelque 1 500 militaires au Niger, qui opéraient jusqu’à présent conjointement avec l’armée locale.


Le général Abdourahamane Tchiani, chef de la garde présidentielle, avait lu vendredi un communiqué à la télévision nationale en tant que « président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie », qui a renversé mercredi le président élu, Mohamed Bazoum.


Il a justifié le coup d'Etat contre Mohamed Bazoum par « la dégradation de la situation sécuritaire » dans un Niger miné par la violence de groupes terroristes.


Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a, pour sa part, assuré à Bazoum de « l’indéfectible soutien » de Washington, assurant que le coup d’Etat mettait en péril le « partenariat » entre les Etats-Unis et le Niger. Il a également parlé dimanche avec Tinubu, exprimant sa « profonde inquiétude » tout en saluant le « leadership » et les « efforts » du président nigérian pour « restaurer l’ordre constitutionnel au Niger », a rapporté Matthew Miller, porte-parole du département d’Etat.


Situé en plein cœur du Sahel, le Niger est l’un des pays les plus pauvres au monde, vaste territoire désertique d’une population de quelque 20 millions d’habitants, avec une croissance démographique parmi les plus élevées de la planète. Riche en uranium, le Niger connaît une histoire jalonnée de coups d’Etat depuis l’indépendance de cette ex-colonie française, en 1960. La région, elle aussi, est instable, le pays étant le troisième à connaître un coup d’Etat depuis 2020 après l’arrivée des militaires au Mali et au Burkina Faso.

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