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CAN 2023Les cinq minutes où tout a basculé (pour le Ghana, pour l’Égypte aussi)

23.01.2024 à 15 H 44 • Mis à jour le 23.01.2024 à 15 H 44 • Temps de lecture : 3 minutes
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Fins de matchs de folie hier soir en CAN 2023, qui ont vu l’Égypte se qualifier sans avoir gagné un seul match de poule, et le Ghana quasiment dehors de la compétition après avoir longtemps dominé le Mozambique

Il fallait être devant sa télé lundi soir vers 23h, pour assister à un final de folie dans les matchs Mozambique-Ghana et Cap-Vert-Egypte, de ces climax qui vous confortent dans l’amour du foot, et la passion envers cette édition exceptionnelle de la CAN 2023, probablement l’une des meilleures de ce siècle.


Après deux journées de compétition et 24 matchs disputés, déjà 67 buts marqués contre 41 en 2021 et 43 en 2019. Soit une croissance de plus de 50 %. Voilà pour les mathématiques. D’un point de vue plus subjectif, cette CAN c’est aussi beaucoup de jeu, une bonne retransmission télé, quasiment pas d’erreur arbitrale scandaleuse, et surtout, des cartes redistribuées qui voient des équipes à priori anodins émerger, et des favoris tomber comme des mouches dans un effet domino improbable.


Ça a commencé par la raclée subie à domicile par la Côte-d’Ivoire 0-4 face à une étonnante équipe de Guinée-Equatoriale qui finira première ex-aequo de son groupe avec le Nigéria à 7 points, et remisant le pays organisateur (3 points) dans un placard à attendre mercredi soir à espérer une qualification en tant que meilleur troisième -qui est encore jouable par ailleurs.


Et ça s’est poursuivi quelques instants plus tard, entre deux équipes d’Egypte et de Cap-Vert joueuses et motivées, les compatriotes de Césaria Evora déjà qualifiés au tour prochain avec 6 points, se permettant même le luxe d’aligner une équipe passablement remaniée. C’est donc vers les septuples champions d’Afrique que tous les regards étaient braqués, d’autant qu’ils évoluaient sans Mo Salah blessé, et avec une confiance vacillante plombée par deux nuls d’affilée.


Du coup, l’Egypte a fait de l’Egypte : attaque du match pied au plancher, loupés d’occasions franches, contre-attaque adverse, but. Les Pharaons s’énervent, repartent comme en 1973, reviennent au score, en mettent même un second à la 93ème, flanchent encore une fois et se font rejoindre dans les ultimes secondes du match. A l’arrivée, l’Egypte est qualifiée en tant que second du groupe avec 3 petits points seulement (3 nuls). On ne sait pas comment, mais on la retrouvera certainement en finale. Tel est leur destin.


Destinée cruelle pour le Ghana

Qui fut donc bien cruel pour une équipe du Ghana qui menait tranquillement sa barque face au Mozambique, menant 2-0 à la 90ème, qualifié avec 4 points, la tête déjà à la fête du soir en rentrant à l’hôte. Mais il était écrit que le stade Alassane Ouattara d’Abidjan connaîtrait un drame footballistique ce soir-là : en lâchant la pression, le Ghana concède un penalty à la 90+1’, comme il arrive souvent dans les fins de matchs à haute tension.


Le Mozambique transforme, mais le Ghana ne panique pas. Sauf que trois minutes plus tard, sur une action anodine, le gardien ghanéen lâche un ballon facile en corner, un ballon que même un enfant de six ans choperait de la main gauche. Sauf que le corner fait but pour le Mozambique. Sauf que ça fait 2-2 au final. Sauf que l’arbitre siffle la fin de match. Sauf qu’avec ce point, le Ghana n’en n’a plus que deux au total. Sauf qu’il est éliminé à 99 % (il reste une chance infime, mais vraiment infime de passer). Sauf que c’est une faute professionnelle d’avoir aussi facilement lâché face à des mozambicains qui n’avaient rien à gagner sinon d’éliminer leur adversaire du soir. Sauf que ce match devrait signer le crépuscule des frères Ayew en équipe nationale. Sauf que ça clôt une soirée de Can exceptionnelle.


En attendant, le Cameroun et l’Algérie ce soir…

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