S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk

Connectez-vous

ou

Abonnez-vous !
60 DH

1 mois
Découvrir les offres
Newsroom

CAN 2023 Les Éléphants ont bouffé du Lion

30.01.2024 à 10 H 33 • Mis à jour le 30.01.2024 à 10 H 38 • Temps de lecture : 3 minutes
Par
Au terme d’un match dantesque, la Côte d’Ivoire élimine l’un des principaux favoris de la compétition, le Sénégal, et s’ouvre la porte des quarts. Mais comment cela a-t-il été possible ?

Jusqu’au bout du bout de la nuit. Alors qu’on les présentait en victime expiatoire d’un Sénégal impitoyable et conquérant en phase de poule (3 matchs, 3 victoires), les Éléphants de Côte d’Ivoire, repêchés de justesse pour ces huitièmes de finale (meilleurs 3èmes avec 3 points), ont renversé la table sur des sénégalais talentueux mais dépassés.


Pour ça, les joueurs d’Emerse Fae, adjoint de l’ancien sélectionneur Jean-Louis Gasset débarqué en milieu de compétition après un premier tour complètement raté, ont mis du cœur, de l’envie, de l’engagement et de l’abnégation, jusqu’à aller chercher les tirs au but après avoir pourtant été menés jusqu’à la 86ème minute et un péno plein de sang-froid de Frank Kessié.


Le début de match de la Côte d’Ivoire est, pourtant, horrible. Ils sont menés dès la 4èmeminute sur un but de Diallo, et subissent cinq minutes plus tard le premier gros scandale arbitral de la compétition : un simple carton jaune pour Sadio Mané, sur une énorme semelle qui aurait bien valu une exclusion et deux jours de prison. Mais pas quand on s’appelle Mané, pas quand on une légende du foot et double ballon d’or africain entre autres titres prestigieux.


Face à un arbitrage partial prompt à siffler tout et rien en faveur du Sénégal, les Ivoiriens opposent une rage et un caractère absents jusque-là, rendent coup pour coup, s’appuyant sur des joueurs trentenaires, notamment Serge Aurier, Max-Alain Gradel, et un Jean-Michel Seri des grands soirs.


La bataille du milieu rappelle celle du Mordor et le match s’équilibre peu à peu, dans le jeu et les stats : 57 % de possession pour le Sénégal, 8 tirs aux cages (5 cadrés) contre dix pour la Côte d’Ivoire (3 cadrés).


Il n’y a plus de favori, juste 22 combattants qui se rendent coup pour coup et ne faiblissent pas physiquement. La puissance et l’intensité dégagées dans ce match sont impressionnantes et semblent épuiser davantage les téléspectateurs que nous sommes.


Elle est loin la Côte d’Ivoire du premier tour qui avait été déglinguée 4-0 par la Guinée équatoriale. Emerse Faé a, semble-t-il, remis l’église au centre du village et tenu à rappeler que la compétition se déroulait sur leur terre et qu’ils avaient un standing à tenir. Malgré les contre-attaques éclairs et dangereuses des Lions de la Terranga, ils ne vont rien lâcher.


Ils continuent même de pousser jusqu’à décrocher ce péno cristallin sur Nicolas Pépé que la VAR va mettre trois semaines à valider, transformé par un Kessié frais et tout juste entré sur la pelouse, et qui va leur ouvrir les portes des prolongations.


Là encore, les organismes tiennent. Les 22 joueurs continuent de courir comme si leur vie en dépendait. Mais sans parvenir à marquer ce but qui leur ouvrirait les portes du Paradis. Il faudra attendre la séance des pénos, dans laquelle les gardiens ne seront pas inoubliables. La suite de l’histoire, on la connaît : Moussa Niakhaté loupe le sien, et c’est tout un stade qui chavire à Yamoussoukro. Plus rien ne changera à l’issue des 5 tirs chacun. La Côte d’Ivoire est au septième ciel, et nous avec. Nous venions d’assister à l’un des plus beaux matchs de la CAN. Epuisés mais repus de football. En attendant l’équipe du Maroc. En attendant notre propre bonheur…

post - ©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite
Par
Le Desk Newsroom