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Festival

Le périple d’Ibn Battouta orchestré au Festival d’Édimbourg

19.08.2022 à 18 H 36 • Mis à jour le 19.08.2022 à 18 H 52 • Temps de lecture : 1 minutes
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Le Festival d'Édimbourg en Écosse, connu chaque année pour ses diverses représentations musicales, a accueilli l'ensemble Hespèrion XXI afin de conter les aventures d'Ibn Battouta. Les détails

Au Festival d'Édimbourg, les périples en mer d'Ibn Battouta ont fait l'objet d'une représentation musicale, transportant les spectateurs au XIV ème siècle. À l'époque ce voyageur de renom, originaire de Tanger, a visité nombreuses contrées pendant trente ans, notamment l’Asie, laissant derrière lui le récit de ses aventures, à l'instar du Vénitien Marco Polo.


Pendant une heure et 45 minutes, l'ensemble international Hespèrion XXI, formé en Suisse et spécialisé en musique ancienne et baroque, a réussi à transporter la salle du Maroc en Afghanistan, d'Inde en Chine, comme en témoignent des sources médiatiques.


Hespèrion XXI, dont le nom dérive du grec ancien et désigne les peuples des péninsules italienne et ibérique, existe depuis 1974 et a été formé par le violiste Jordi Savall, actuel directeur artistique de l'ensemble, Monserrat Figueras pour la voix, Lorenzo Alpert pour la flûte et les percussions, ainsi qu'Hopkinson Smith, spécialiste en instruments à cordes pincées.


Parmi les musiciens, on retrouve le Marocain Driss El Maloumi au oud. Né à Agadir, il rencontre Savall lorsque son groupe 3MA, formé par le Malien Ballake Sissoko et le Malgache Rajery, a été invité à travailler sur des compositions relatant l'histoire de l'échange d'esclaves en Afrique.


En plus de la musique, la narration est également entrée en jeu pour adoucir les mœurs à Édimbourg. Un rôle qu'Assaad Bouab, acteur franco-marocain, s'est donné comme mission d'honorer.


Une qualité dont a usé Ibn Battouta lorsqu'il contait ses périples à Ibnou Jazy Al Kalby qui, en 1356, a rédigé Rihla, selon les écrits de l'ancien ministre de la Culture, Bensalem Himmich.


Dans son livre paru en 2016, Al Islam Attakafi (l'Islam culturel), Himmich affirme que le récit de Rihla « a été transcrit durant l'année 1356 par un lettré andalou du nom d'Ibnou Jazy Al Kalby, sur ordre du puissant sultan mérinide Abou Inan (1329-1358) », ajoutant qu' « Ibn Jazy usait dans certains passages d'une langue châtiée, digne de sa fonction de secrétaire d'Abou Inan. Cependant, la paternité de l'ensemble du texte revient à Ibn Battouta, reconnaissable par sa narration facile, fluide et dépouillée ».

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