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Le bloc notes de la rédaction

LIFESTYLE

Taroudant, ville hipster

09.11.2015 à 22 H 44 • Mis à jour le 20.04.2021 à 14 H 16
Par
La jet-set anti bling-bling fuit un Marrakech trop consommé pour l’aridité sophistiquée de Taroudant.

Les consommateurs effrénés de magazines déco internationaux, comme moi, le savent : depuis une bonne dizaine d’années, aucun numéro d’un titre digne de ce nom ne peut se passer d’une escale au Maroc. 99 % des fois, il s’agit d’un Ryad à Marrakech. Sauf que, depuis quelques temps, la ville rouge se fait damer le pion par une autre ville toute aussi ocre, Taroudant. En effet, c’est là que les représentants les plus pointus de la jet set mondiale ont décidé de se réfugier, depuis que Marrakech s’est, à leurs yeux, trop démocratisée. On parle, ici, de luxe, de calme et de volupté et non de politique.


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Dans le dernier Milk Décoration, magazine déco bobo-hipster résolument anti-bling-bling, je suis tombé sur la maison roudanie de mes rêves. En rêve, évidemment. Elle est l’œuvre de deux architectes, Arnaud Maurières et Eric Ossart, qui, nous dit-on, partagent leur temps entre le Mexique et Taroudant. Deux régions du monde propices à leur goût des « jardins secs ». Ce que j’ai aimé dans leur baraque ? Le goût de la couleur, de l’authentique et du pas cher. Faire chic et pas cher reste ce que seuls les véritables snobs savent faire. A noter, l’usage de plus en plus immodéré que les hipsters-déco font du boucharouit. Vous savez ? Ces tapis hypra bariolés tissés à la main avec des chutes de nylon récupérées des usines de textile. Non seulement c’est beau, contemporain, mais écolo !


A propos, Arnaud de Maurières et Eric Ossart ont débarqué à Taroudant en 1990 pour mener un chantier au profit de Farah Diba Pahlavi. Une ex-impératrice, ça le fait dans un CV, non ?

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Par @jamal_boushaba
Le Desk Culture