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HCP: Les risques inflationnistes resteraient limités à court terme

27.03.2021 à 12 H 47 • Mis à jour le 27.03.2021 à 13 H 22
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L’évolution de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC), au cours du premier semestre 2021, serait impactée par celle des cours des matières premières importées, particulièrement agricoles et énergétiques, constate le HCP dans sa dernière note de conjoncture. En voici l’essentiel

Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié ce samedi 27 mars une note sur l’évolution des prix à la consommation (IPC) en 2020 et ses perspectives au 1er semestre de 2021, compte tenu de l’impact d’un retournement à la hausse des cours du pétrole et des autres matières premières.


Il en ressort les points saillants suivants :


–  L’évolution de l’IPC au 1er semestre 2021 serait impactée par celle des cours des matières premières importées, particulièrement agricoles et énergétiques. Les dépenses de consommation en produits alimentaires représentent 39 % du panier de l’IPC, tandis que celles en carburants et lubrifiants ne contribuent que pour 2,79 %.


–  Les prix à la consommation du gasoil, élaborés par le HCP, sont corrélés à 93 % aux cours mondiaux du Brent. Les prix du raffiné sont déterminés sur les marchés internationaux et les prix à la pompe dépendent du taux de change du dollar et des coûts de revient des importateurs, des distributeurs, du stockage et des marges commerciales.


–  Au niveau national, l’inflation a légèrement accéléré en 2020, pour se situer à 0,7 %, au lieu de 0,2 % en 2019, résultat d’une hausse de 0,9 % de l’IPC des produits alimentaires et d’un accroissement de 0,5 % de celui des produits non-alimentaires.


Source: HCP


–  Un retournement à la hausse des prix à la consommation a été observé à partir du mois d’août 2020, tiré principalement par l’augmentation des prix des produits alimentaires à prix volatils, particulièrement les fruits, les légumes et les huiles de tables.


–  Cette hausse des prix consécutive à la succession de deux années de sécheresse, associée à un accroissement des cours des matières premières agricoles sur le marché international, a ramené la contribution de l’IPC alimentaire à l’évolution de l’inflation globale à +0,36 point, au lieu de -0,5 point en 2019.


–  Au niveau des produits non-alimentaires, les prix de l’enseignement ont contribué pour +0,15 point au lieu de +0,2 point une année passée. En revanche, les prix des carburants et lubrifiants ont contribué pour -0,35 point, au lieu de -0,07 point en 2019.


Source: HCP


–  L’inflation au Maroc est entrée dans un cycle de croissance modérée depuis l’année 2009, se situant en dessous de 2 %, soit 1,1 % en moyenne annuelle au cours des douze dernières années.


–  En 2021, l’inflation devrait continuer d’évoluer à des niveaux relativement contenus. Toutefois, la tendance haussière des cours du pétrole observée depuis le mois de février de l’année en cours (+12,7 %, contre -14,3 % en janvier en variations annuelles), associée au rebond des cours des matières premières agricoles importées, seraient de nature à accélérer le rythme de croissance de l’inflation au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent.


Source: Banque mondiale


–  Les hausses des prix des huiles de table et des autres produits alimentaires tels que les céréales sont conséquentes à l’augmentation des cours des matières premières sur le marché international. Les dépenses de consommation de l’huile de table représentent 1,7 % de l’indice global et celui du pain et des céréales 7,07 % .


Source: BKAM


–  La hausse des prix des matières premières risque de s’étendre, également, à la viande rouge. Près de 87 % de l’alimentation et l’engraissement animal sont composés de maïs, d’orge et de tourteau de soja, des produits totalement importés de l’étranger.


–  Les œufs et les viandes blanches risquent aussi de subir les conséquences de cette hausse des matières premières car, à l’instar de la filière des viandes rouges, l’alimentation de la volaille dépend de produits composés importés pour la plupart.


Source: HCP


–  Toutefois, les risques inflationnistes resteraient limités à court terme. La hausse des cours des matières premières importées serait, quelque peu, atténuée par l’appréciation du dirham par rapport au dollar (-6,3 % en janvier 2021, au lieu de -1,3 % en 2020).


–  Le taux d’inflation devrait, ainsi, accélérer au deuxième trimestre 2021, se situant à 1,2 %, au lieu de 0,1 % au premier trimestre, tirée notamment par le rebond de 2 % des prix à la consommation des produits non-alimentaires, au lieu de +0,9 %, un trimestre plus tôt.

Par
Le Desk Datadesk