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Maroc-USA: une coopération militaire contre plus d’engagement du Maroc ?

16.04.2017 à 13 H 09 • Mis à jour le 16.04.2017 à 13 H 09
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Après un discours non-interventionniste, Trump a changé de cap après l’affaire du gazage syrien. De plus, Washington attend plus d’engagement de ses alliés dans la lutte contre le terrorisme international

Porté par l’ancienne secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, le projet de dialogue stratégique bilatéral ciblait quatre domaines de coopération : politique, sécurité, économie et culture. Les deux pays s’étaient engagés « à renforcer les liens régionaux – politique, économique et de sécurité en Afrique du Nord, y compris à travers une Union du Maghreb arabe revigorée », expliquait un communiqué rendu public en octobre 2012. L’entente entre le royaume et la première puissance mondiale comportait évidemment un alignement de vues sur les principaux points chauds de la région : Syrie, Libye, et le Moyen-Orient dans sa globalité.


Un an auparavant, le Maroc recevait ses premiers avions de chasse de type F-16. Les Forces armées royales avaient passé commande de 24 de ces chasseurs en 2007 au constructeur américain Lockheed Martin, après que l’option d’achat d’avions français Rafale avait été définitivement écartée. Ce marché, qui portait sur un montant total de 1,67 milliard d’euros, est le principal d’une série d’achats auprès de Washington dans le but de moderniser l’arsenal des Forces armées royales.


Une des commandes importantes la plus récente date de 2015. Il s’agit de 150 chars américains de type Abrams M1. Le Pentagone avait révélé qu’il s’agit de « conversion des véhicules de combat M1A1 en M1A1 Situational Awareness ». L’armée de terre a déjà commencé à les réceptionner. Le coût de l’opération a été estimé à 358 millions de dollars par des médias américains.


D’après Forecast International, le Maroc est parmi les pays africains qui consacrent le plus d’effort budgétaire à leur armement. Depuis son accession au trône en 1999, le roi Mohammed VI a ouvert les robinets pour l’armée : son budget a été multiplié par quadruplé en l’espace de quelques années. Il y a moins de dix ans, ce budget ne dépassait guère les 900 millions de dollars. Il est d’environ 4 milliards de dollars par an actuellement. WikiLeaks révélait à ce propos un rapport confidentiel daté de 2008 rédigé par Thomas Riley, l’ex-ambassadeur américain à Rabat qui s’inquiétait de l’état de vétusté de l’armée chérifienne.


Aujourd’hui, le royaume consacre chaque année environ 15 % du budget de l’Etat. L’Institut Global Fire Power estime dans son classement 2015 que les Forces armées royales se hissent désormais à la 49ème position du classement mondial, se positionnant ainsi comme la 4ème plus puissante armée à l’échelle arabe.


Allié traditionnel de Washington, le Maroc participe régulièrement aux exercices militaires conjoints, comme l’African Lion, mais de nombreuses questions se posent toujours concernant la politique étrangère des Etats-Unis après l’élection de Donald Trump. Après un discours non-interventionniste, le président a changé de cap après l’affaire du gazage syrien.


Fin mars, Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale participait à Washington à une réunion ministérielle de la coalition internationale de lutte contre l’organisation de l’Etat islamique. La première du genre depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Le message reçu était clair : Washington attend plus d’engagement de ses alliés dans la lutte contre le terrorisme international.


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Le Desk Datadesk